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Aisululu Tynybekova, première femme kirghize médaillée olympique, revient sur son parcours inspiré

By Eric Olanowski

OSLO, Norvège (le 18 novembre) --- Aisululu Tynybekova (KGZ) a parlé avec United World Wrestling de la défense couronnée de succès de son titre mondial des 62kg au championnat du monde 2021 d'Oslo, un mois après être devenue la première femme kirghize médaillée aux Jeux Olympiques.

Quelques instants après avoir vaincu Kayla MIRACLE (USA), médaillée mondiale d'argent 2019 des U23, en finale des 62kg par 7-0, la désormais double championne du monde a discuté avec United World Wrestling, revenant sur l'incroyable parcours qui l'a amenée à devenir l'une des figures les plus marquantes de la discipline.

Elle n'a pas eu, à Oslo, à combattre son ennemie jurée Yukako KAWAI (JPN), qui l'avait vaincue en finale des Jeux Olympiques de Tokyo et qui, comme l'ensemble des médaillés Japonais, ne s'est pas rendue à Tokyo.

Mais cela ne signifie pas que les choses furent faciles pour Tynybekova. Au premier tour, elle fut tout d'abord menée 4-0 par la double championne du monde des cadets Nonoka OZAKI (JPN), avant de remonter pour vaincre 6-4, et son quart de finale fut également laborieux.

"La finale d'aujourd'hui fut le combat le plus facile de tous ceux de cette compétition," a déclaré Tynybekova. "Le premier jour, les trois combats ont été tous très durs, et je peux dire que c'est de justesse que je les ai gagnés dans les dernières secondes. "J'avais lutté contre l'Américaine lors du tournoi international en Italie et je sais comment elle se bat. Avec mon coach nous avions compris sa technique et j'ai juste fait tout ce qu'il m'avait dit."

Finalement, gagner est tout ce qui compte pour cette femme devenue la première championne du monde de l'histoire de son pays, hommes et femmes confondus. A Tokyo, elle est également devenue l'une des deux premières femmes kirghizes médaillées aux Jeux Olympiques tous sports confondus.

"Dès que je suis sortie du tapis, mon coach m'a félicitée. Qu'il soit heureux est la chose la plus importante pour moi. Je crois que tous les kirghizes sont heureux aussi. Quant à être deux fois championne du monde, je peux dire que je me suis prouvée à moi-même que c'était possible. Bien sûr, ça me réjouit. Surtout après ma défaite aux Jeux Olympiques, j'ai pu bien me préparer et gagner. Cela veut dire beaucoup pour moi."

Lutte féminine à la ceinture en Iran

By Ali Feizasa

TEHERAN (4 juin) – La Fédération iranienne de lutte a récemment accueilli un tournoi national, lors duquel une douzaine de lutteuses se sont affrontées dans l’espoir de pouvoir représenter leur pays aux Championnats d’Asie 2015 de lutte à la ceinture.

En mars 2015, la Fédération iranienne de lutte a annoncé l’organisation de son tout premier programme de lutte à la ceinture en lutte féminine, pour que les lutteuses puissent s’entrainer et participer aux compétitions de cette discipline. Les femmes iraniennes veulent maintenant s’illustrer au niveau international, puisqu’elles ont passé avec succès le premier tournoi d’équipe aux Championnats d’Asie 2015 de lutte à la ceinture.

Plus de 70 lutteuses à la ceinture se sont affrontés dans six catégories de poids, et les meilleures d’entre elles sont maintenant en camp d’entrainement. C’est leur première expérience dans un camp de niveau international. Les femmes iraniennes évoluent aux côtés des lutteuses à la ceinture du Turkménistan pour 10 jours, à Téhéran.

“C’est une magnifique opportunité que de pouvoir participer aux compétitions internationales de lutte” déclare la lutteuse iranienne Akram KHANY après avoir gagné le titre à 65 kg. « Lorsque j’étais petite, c’était mon rêve de devenir lutteuse, mais les femmes iraniennes n’avaient aucune opportunité dans ce sport. J’ai donc commencé à travailler. Je suis maintenant dans la lutte et je réalise mes rêves dans mon sport préféré. Remporter une médaille aux Championnats d’Asie 2015 de lutte à la ceinture est le premier but que je me fixe. » ajoute-t-elle.

« Je suis sure que la présence de lutteuses iraniennes permettra de promouvoir la lutte féminine aux quatre coins de la terre, et cela encouragera les femmes à pratiquer la lutte, quelles que soient leur culture ou leur religion. » dit Khany.
 

Le président de la Fédération Iranienne de lutte  Rasoul KHADEM  considère ce tournoi comme l’une des premières étapes de l’acceptation des femmes iraniennes dans le milieu de la lutte. Il souligne que les impératifs culturels et religieux de la société iranienne sont tout à fait respectés.

« En lancant un programme de lutte féminine en Iran, nous avons tenté de respecter le plan de développement d’United World Wrestling » déclare Khadem. « Nous avons déjà organisé deux tournois locaux de lutte feminine à la ceinture, et la prochaine étape est d’accueillir les Championnats d’Asie 2015 de lutte à la ceinture. La lutte féminine à la ceinture n’est pas une discipline incompatible avec les croyances culturelles et religieuses des musulmans, et nous essayons de promouvoir la lutte féminine dans les pays musulmans. »

L’Iran a beaucoup travaillé pour que la lutte s’ouvre également aux femmes dans le pays. Durant les mois derniers, l’Iran a accueilli la Coupe du Monde 2015 de lutte gréo-romaine, et pour a accepté pour la première fois une représentante féminine de la fédération internationale : Mme Rodica YAKSI d’United World Wrestling s’est rendue à la compétition les deux jours, et a été rejointe par Mme Kahrangi ainsi que d’autres dignitaires féminines d’Iran.

La Coupe du monde de lutte gréco-romaine de l’année passée en Iran a également ouvert des portes à la lutte féminine : la leader de l’équipe de lutte des Etats-Unis Kiki Kelley est devenue la première femme à fouler les tapis dans le complexe Hafte-Tir de Téhéran.

Résultats du tournoi de lutte féminine à la ceinture :

55kg: 1- Yeganeh GHARIB GASHTEH (Yazd) 2- Samira NASANJIN (Markazi) 3- Homa MIRZAPOUR (Khorasan Razavi)
60kg: 1- Zahra MAHMOUDI (Markazi) 2- Somayeh HEYDARI (Tehran) 3- Meymanat GHASEMABADI (Khorasan Razavi)
65kg: 1- Akram KHANY (Lorestan) 2- Zahra MAJDI (Alborz) 3- Fatemeh AGHAEI (Alborz)
70kg: 1- Ezat GHORBANI (Khorasan Razavi) 2- Leila SALARVAND (Markazi) 3- Sepideh Maryam MAOUSAVI (Lorestan)
75kg: 1- Sahel GOURAN (Alborz) 2- Maryam AHMADI (Fars) 3- Samaneh SANJARI (Markazi)
+ 75kg: 1- Saeideh RAHIMI (Markazi) 2- Dina DEHNAVI (Khorasan Razavi) 3- Shahin ALBORZI (Golestan)