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UWW et les Emirats Arabes Unis signe un protocole d'accord pour promouvoir Mutaraha

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (3 mai) -- United World Wrestling a signé un protocole d'accord avec la fédération de lutte des Emirats Arabes Unis dans le but de promouvoir le développement et la protection du style de lutte traditionnel émirati connu sous le nom de Mutaraha.

L'objectif de cet accord est d'établir une compréhension commune entre UWW et la fédération de lutte des Emirats Arabes Unis afin de faciliter la protection, le développement et la promotion du style Mutaraha. Conformément à l'accord, les deux parties se rencontreront régulièrement pour échanger des idées, partager des connaissances, discuter de tout problème ou défi, et d'évaluer les progrès accomplis.

Le Mutaraha est une forme de lutte traditionnelle qui s'est transmise de génération en génération aux Emirats Arabes Unis. Cet accord fournira une plateforme pour présenter le riche héritage culturel des Emirats Arabes Unis et promouvoir les styles de lutte traditionnels qui ont été préservés et pratiqués depuis des siècles.

Les Emirats Arabes Unis souhaite faire participer les jeunes au Mutaraha, style dans lequel les deux lutteurs s'affrontent dans un cercle de sable d'environ six mètres de diamètre. l'objectif du jeu est de forcer l'adversaire à toucher le sol avec n'importe quelle partie de son corps autre que les pieds, sans utiliser de techniques de frappe ou de coups de pied.

Cet accord ouvrira la voie à la croissance et au développement de la lutte aux Emirats Arabes Unis et offrira aux lutteurs émiratis la possibilité de montrer leurs talents au niveau international. UWW s'engage à travailler en étroite collaboration avec la fédération de lutte des Emirats Arabes Unis pour soutenir la promotion et la croissance du style Mutaraha.

Ambassadrice Super 8 : Natalia Vorobieva

By United World Wrestling Press

Comment et quand avez-vous commencé la lutte ?

Quand j’avais dix ans, et qu’avec mes copines nous décidions d’aller regarder les garçons s’entrainer au centre sportif. Le coach nous a proposé de nous inscrire tout de suite, et nous n’avons pas hésité. Mes amies n’ont tenu qu’un mois, mais moi je n’ai pas abandonné et j’aime toujours autant m’entrainer !

Comment réagissent les gens quand vous leur dites que vous faites de la lutte ?

C’est une question intéressante. Cela dépend beaucoup de ce que je porte au moment ou on me pose la question.  Par exemple, quand je suis en habit de sport, ils sont tout d’abord surpris puis me posent des questions du genre : « comment avez-vous commencé », « pourquoi la lutte et pas la danse ou la gymnastique »… Et si je porte une robe de soirée, avec mes cheveux bien coiffés et du maquillage, ils me disent que jamais ils n’auraient pensé que je puisse faire de la lutte.

Quel est votre meilleur souvenir de lutteuse ?

Les Jeux Olympiques, sans doute. J’étais tellement stressée chaque année, c’est presque impossible à décrire. Et quand j’ai gagné ma première médaille d’or olympique, j’ai pensé que j’avais enfin réalisé et donc perdu mon rêve d’enfance, mais j’ai rapidement réalisé qu’on retrouve toujours un rêve… Et je veux maintenant une seconde médaille olympique ! 

Qui a été la plus grande inspiration dans votre carrière de lutteuse ?

Ma mère… évidemment, ma mère !  Elle est très impliquée au niveau émotionnel dans tout ce que je fais, et je pense qu’il a été difficile pour elle d’ « abandonner » sa fille à se sport.  Mes coachs me soutiennent toujours et sont évidemment une belle source d’inspiration pour moi, mais rien ne vaudra le soutien, l’amour et sa foi.

Que préférez-vous dans la lutte ?

L’opportunité de voyager et de rencontrer des gens nouveaux et intéressants. Je crois que j’ai vraiment trouvé ma voie.

Que signifie le fait de faire partie de la communauté olympique pour la lutte féminine ?

C’est extrêmement important. De nos jours, les femmes sont de plus en plus indépendantes, et pas seulement au niveau sportif, mais également dans le travail et dans la vie en général. Et quand vous savez que vous pouvez atteindre le niveau olympique, vous rêvez deux fois plus grand. 

Quel conseil donneriez-vous aux filles qui souhaitent se lancer dans la lutte aujourd’hui ?

Le plus important c’est d’aimer ce qu’elles font ! Etre patient, bien sur, et être prête à se battre pour surmonter les difficultés et atteindre les buts que l’on s’est fixées.

 

Quels sont vos espoirs pour la lutte féminine ?

Il me semble que les femmes ont fait leur place au niveau olympique et international. Elles se battent aussi bien et aussi férocement que les hommes. Les femmes ont prouvé qu’elles étaient rapides, fortes et très douées en compétition. Et si la lutte féminine peut compter sur ses fans, alors c’est une discipline qui a toutes les chances de se développer dans le futur.