#Trnava2018

Rakhimov domine le triple champion du monde Steveson

By Eric Olanowski

TRNAVA, Slovaquie (le 22 septembre) - L'Ouzbek Khasanboy RAKHIMOV a choqué le monde de la lutte en quart de finale des 125kg du championnat du monde junior, victorieux sur le triple champion du monde de la catégorie. 

Dès l'ouverture du combat, Rakhimov, dauphin du championnat d'Asie juniors 2018 et du championnat du monde cadets 2015, a joué gros, misant tout sur la partie supérieure de son corps et déballant une projection au sol sur double prise de souplesse arrière, mettant Steveson sur son dos et obtenant le tombé en 1:42. 

Avant sa défaite de samedi en quart de finale, Steveson, double champion du monde cadet et championnat du monde junior, n'avait jamais perdu un combat international de championnat du monde. 

Rakhimov jouera face au Russe Soslan KHINCHAGOV (RUS) une place en finale des 125kg. 

Le championnat du monde juniors 2018 constitue pour Khinchagov son premier tournoi de cette catégorie d'âge depuis sa médaille de bronze au championnat du monde cadets 2015. Il avait, depuis, pris part à cinq tournois de catégorie senior, et récolté trois médailles. 

Les demi-finales débutent à 17:15 et les finales à 18:00. 

Demi-Finales

61kg
Syrbaz TALGAT (KAZ) vs. Ramaz TURMANIDZE (GEO) 
Abbos RAKHMONOV (UZB) vs. Abasgadzhi MAGOMEDOV (RUS)

74kg
Sachin RATHI (IND) vs. Abubakr ABAKAROV (AZE) 
Mekhi Kevin LEWIS (USA) vs. Bat-Erdene BYAMBASUREN (MGL)

86kg
Arif OZEN (TUR) vs. Seyedabolfazl Seyedabbasali HASHEMIJOUYBARI (IRI) 
Deepak PUNIA (IND) vs. Ivan NEDEALCO (MDA) 

97kg
Makhsud VEYSALOV (UZB) vs. Alisher YERGALI (KAZ) 
Abbas Ali FOROUTANRAMI (IRI) vs. Khokh KHUGAEV (RUS)

125kg 
Soslan KHINCHAGOV (RUS) vs. Khasanboy RAKHIMOV (UZB) 
Rahid HAMIDLI (AZE) vs. Aly Medhat Abde BARGHOUT (CAN)

Ambassadrice Super 8 : Carol Huynh

By United World Wrestling Press

Comment et quand avez-vous commencé la lutte ?

J’ai commencé à lutte dans l’équipe de mon école. Ma sœur ainée faisait partie des premières filles à intégrer cette équipe, et avec ma cadette nous avons suivi son exemple.

Comment réagissent les gens quand vous leur dites que vous êtes une lutteuse ?

Ils sont généralement surpris. Je pense que la plupart des gens s’imaginent qu’il faut être très grand et musclé pour pratiquer la lutte. La lutte féminine est plus connue maintenant qu’elle fait partie des disciplines olympiques, surtout depuis que les canadiennes ont remporté des médailles lors des trois dernières éditions des Jeux Olympiques.

Quel est votre plus beau souvenir dans le domaine de la lutte ?

J’ai beaucoup de magnifiques souvenirs, surtout des gens que j’ai rencontré et des lieux que j’ai visité. Mais je crois que mon meilleur souvenir est le jour ou j’ai gagné la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008. C’était une expérience incroyable !

Qui a été votre plus grande inspiration dans votre carrière de lutteuse ?

J’ai beaucoup de modèles féminines, comme Christine Nordhagen, Jennifer Ryz, Erica Sharp, Tonya Verbeek, etc. Ces femmes ont ouvert la voie à la lutte féminine alors que beaucoup de monde ne pensait pas que cette discipline méritait une telle attention. Leur détermination était courageuse et inspire le respect.

Que préférez-vous dans la lutte ?

Ce que je préfère, c’est le panel d’émotions que ce sport me fait ressentir. Par exemple, j’aime me sentir en forme, souple, forte, au top techniquement, sure de moi-même, en confiance, avoir toujours un temps d’avance sur mon adversaire. J’aime apprendre de nouvelles choses et maitriser de nouvelles techniques.

Que signifie le fait de faire partie de la communauté olympique pour la lutte féminine ?

Les Jeux Olympiques nous permettent de montrer de quoi nous sommes capables au monde entier, et nous pouvons également promouvoir la discipline de la lutte féminine auprès des jeunes partout dans le monde. Nous avons énormément travaillé et avons réalisé de grandes choses, les Jeux en sont la preuve et prouvent que nous méritons notre place au sein de la communauté olympique. Les valeurs, les talents et la confiance que nous enseigne le sport de la lutte sont des atouts inestimables.

Quel conseil donneriez-vous aux filles qui souhaitent se lancer dans la lutte aujourd’hui ?

Il faut rejeter les normes de genres traditionnelles, être courageuse et ouverte à cette nouvelle expérience. Il faut trouver du plaisir et de l’enthousiasme dans ce sport de combat qui vous demande d’être plus fort que son adversaire aussi bien au niveau mental que physique.

Quels sont vos espoirs pour le futur de la lutte féminine ?

J’espère que plus de femmes se mettront à la lutte dans le monde entier. J’aimerai que les nations qui ne sont pas développées dans cette discipline puisse le devenir. J’espère aussi que les femmes s’impliqueront dans la lutte à différents niveaux : coaching, direction, etc.