L'Hebdo !

L'Hebdo du 19 mars !

By Eric Olanowski

En revue, la Russie remporte chez elle la coupe du monde de lutte libre, les résultats des Thor Masters, l'approche du championnat d'Asie des U23, "Hollywood contre Bollywood" et le championnat d'Europe. 

1. La Russie remporte chez elle la coupe du monde de lutte libre
La Fédération russe a clôt la coupe du monde de lutte libre sur une impressionnante victoire 9 à 1 sur l'Iran, remportant leur septième titre de la coupe du monde Makhachkala de lutte libre. Leur dernière victoire remontait à 2011. 

Sans encaisser aucune défaite, la Russie a remporté quatre victoires ce weekend, totalisant ainsi sur les 40 combats menés 36 victoires pour 4 défaites. En plus de leur dernier combat face à l'Iran, les Russes ont vaincu Cuba (10-0), le Japon (8-2) et la Turquie (9-1). 

Pour la troisième place, les champions en titre, les États-Unis, se sont défait du Japon par 6-4.

Les deux équipes étaient à égalité trois victoires partout après leurs six premières rencontres. Sohsuke TAKATANI (JPN) a fait la différence grâce à une victoire par 14-3 sur Samuel Joseph BROOKS (USA), mais trois victoires consécutives des Américains Hayden ZILLMER, Kyven Ross GADSON et Anthony NELSON ont donné aux Stars and Stripes l'avantage 6-4 et la troisième place de la compétition. 

Cuba obtient la cinquième place grâce à leur victoire sur la Mongolie par 6-4 et la Géorgie la septième place sur la Turquie, vaincue 8-2.

RÉSULTATS 
OR - Russie df. Iran 9-1
BRONZE - États-Unis df. Japon 6-4 
5me - Cuba df. Mongolie 6-4
7me - Géorge df. Turquie 8-2

2. Le championnat d'Asie des U23 débute jeudi
Le train des championnats continentaux des U23 s'arrêtera ce weekend en gare d'Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, pour le championnat d'Asie des U23 2019

Le tournoi s'étendra sur quatre jours, de jeudi à dimanche.

PROGRAMME

Jeudi (21 mars) 
9:30 - Examen médical & Pesée GR - 60,67,72,77,82,97,130kg
11:30 - Qualifications & Repêchages GR - 60,67,72,77,82,97,130kg
14:45 - Tirage - GR - 55,63,87kg / WW - 55,59,72kg / FS – 61,92kg
17:30 - Cérémonie d'ouverture
18:00 - Finales GR – 60,67,72,77,82,97,130kg

Vendredi (22 mars) 
9:30 - Examen médical & Pesée (GR - 55,63,87kg / WW - 55,59,72kg / FS – 61,92kg)
11:30 - Qualifications & Repêchages - GR - 55,63,87kg / WW - 55,59,72kg / FS – 61,92kg 

14:45 - Tirage WW – 50,57,65,68kg / FS – 57,65,74,125kg
18: 00 - Finales GR - 55,63,87kg / WW - 55,59,72kg / FS – 61,92kg

Samedi (23 mars) 
19:30 - Examen médical & Pesée - WW – 50,57,65,68kg / FS – 57,65,74,125kg
11:30 - Qualifications & Repêchages - WW – 50,57,65,68kg / FS – 57,65,74,125kg
14:45 - Tirage WW – 53,62,76kg / FS – 70,79,86,97kg
18: 00 - Finales WW – 50,57,65,68kg / FS – 57,65,74,125kg

Dimanche (24 mars) 
9:30 - Examen médical & Pesée - WW – 53,62,76kg / FS – 70,79,86,97kg
11:30 - Qualifications & Repêchages WW – 53,62,76kg / FS – 70,79,86,97kg 

18:00 - Finales WW – 53,62,76kg / FS – 70,79,86,97kg

Roland SCHWARZ est l'un des trois lutteurs allemands médaillés d'or des Thor Masters 2019 du weekend dernier. (Photo : Max Rose-Fyne)

3. L'Allemagne couronnée trois fois lors des Thor Masters 
Les Thor Masters, tournoi de lutte gréco-romaine, se sont conclus ce weekend à Nykobing Falster au Danemark, où l'Allemagne a mené la danse et dont elle repart trois fois couronnée. Le Danemark et l'Ukraine récoltent chacun deux médailles d'or et la Finlande, la Norvège et la Suède se contentent chacune d'un titre. 

RÉSULTATS

55kg
OR - Fabian SCHMITT (GER)
ARGENT - Marat GARIPOV (BRA)
BRONZE - Anders ROENNINGEN (NOR)

60kg
OR - Etienne KINSINGER (GER)
ARGENT - Christoph KRAEMER (GER)     
BRONZE - Lauri MAEHOENEN (FIN)

63kg
OR - Stig ANDREW BERG (NOR)
ARGENT - Lenur TEMIROV (UKR)
BRONZE - Nasrullakh NASIBO (UKR)

67kg
OR - Fredrik BJERREHUUS (DEN)
ARGENT - Ruslan  KUDRYNETS (UKR)      
BRONZE - Aleksey  KALINICHENKO (UKR)

72kg
OR - Parviz NASIBOV (UKR)  
ARGENT - Vegard JOERGENSEN (NOR)    
BRONZE - Michael WIDMAYER (GER) 

77kg
OR - Roland SCHWARZ (GER)
ARGENT - Florian NEUMAIER (GER)
BRONZE - Vladimir YAKOVLEV (UKR)

82kg
OR - Raibek BISULTANOV (DEN)        
ARGENT - Hannes WAGNER (GER)          

BRONZE - Bogdan KOURINNOI (SWE)

87kg
OR - Zakarias BERG (SWE)   
ARGENT - Denis KUDLA (GER)    
BRONZE - Amer HRUSTANOVIC (AUT) 

97kg
OR - Matti KUOSMANEN (FIN)        
ARGENT - Felix BALDAUF (NOR)  
BRONZE - G'Angelo HANCOCK (USA)

130kg          
OR - Nikolai  KUCHMIY (UKR)          
ARGENT - Eduard POPP (GER)   
BRONZE - Konsta MAEENPAEAE (FIN)

4. "Hollywood contre Bollywood" ouvre le 31 mars 
Les stars américaines et indiennes de la lutte féminine se feront face, ce dimanche 31 mars, dans le mythique théâtre Wiltern de Los Angeles pour 'Hollywood contre Bollywood.'

Selon www.beatthestreets-la.org, "le duel se distinguera de la cinquième édition annuelle de la compétition de charité internationale du festival Beat the Streets de Los Angeles."

Onze des quinzes meilleures lutteuses classées seront sur les tapis, avec six d'entre elles venues du top 5 toutes catégories de poids confondues (les classements les plus récents sont disponibles sur la page d'accueil de www.unitedworldwrestling.org). 

Des dix combats de stars, le plus intrigant semble être celui qui opposera, en 53kg, la dauphine du championnat du monde et première du classement Sarah HILDEBRANDT (USA) à la No.11 Vinesh VINESH (IND). 

Ce sera un remake des demi-finales du Dan Kolov du mois passé, où Vinesh avait sonné Hildebrant pour ce retrouver en finale de cet événement de série de classement et finalement chuter face à la Chinoise PANG Qianyu. 

Le duel débute à 15h le 31 mars. 

USA vs. Inde 
50kg: No. 15 Whitney CONDER vs. Sheetal TOMAR 
53kg: No. 1 Sarah HILDEBRANDT vs. No. 11 Vinesh VINESH
55kg: No. 6 Jacarra WINCHESTER vs. Pinki PINKI
57kg: Jenna BURKERT vs. No. 6 Pooja DHANDA
59kg: Alli RAGAN vs. No. 4 Sarita SARITA
62kg: No. 5 Mallory VELTE vs. Sakshi MALIK  
65kg: No. 2 Forrest MOLINARI vs. Navjot KAUR 
68kg: No. 2 Tamyra MENSAH vs. Divya KAKRAN 
72kg: Rachel WATTERS vs. No. 12 (en 76kg) Kiran KIRAN 
76kg: No. 1 Adeline GRAY vs. Sudesh SUDESH 

Abdulrashid SADUALEV (RUS) est attendu dans l'équipe russe du championnat d'Europe 2019. (Photo : Max Rose-Fyne) 

5. Moins de trois semaines avant le championnat d'Europe 
Dans moins de trois semaines - 20 jours pour être exact -, Bucarest, capitale de la Roumanie, accueillera le championnat d'Europe de lutte 2019. D'année en année et de plus en plus, l'Europe démontre sa capacité à placer des lutteurs sur le podium du championnat du monde.

18 (10 gréco-romains, 3 lutte libre, 3 lutte féminine) des 30 champions du monde de l'année passée venaient d'un pays d'Europe.

Le tournoi débute le 8 avril et jusqu'au 14 les combats seront visibles sur www.unitedworldwrestling.org. 

PROGRAMME

L'Hebdo dans les réseaux !
1. Big Move Monday -- Nugzari TSURTSUMIA (GEO) -- 2019 U-23 Europe
2. Big Move J.2 de la coupe du monde de lutte libre • Yakutsk 2019
#wrestleyakutsk
3. Big Move J.1 de la coupe du monde de lutte libre • Yakutsk 2019
#wrestleyakutsk
4. MARGHZARI (IRI) arrache sa victoire sur une projection transformée directement en tombé !! ?? ? #unitedworldwrestling #wrestling#wrestleyakutsk
5. Projection monstre de GHIASI CHEKA (IRI) au 3me tour ???#wrestleyakutsk #uww #wrestling

Wrestling 101: Origine et anecdotes sur la lutte gréco-romaine

By William May

RIO DE JANEIRO (2 aout) - La lutte faisait partie des neuf premiers sports originels de Jeux Olympiques organisés en 1896. Il n'y avait pas de catégories de poids et seulement un style, la lutte gréco-romaine.

Malgré ce nom, lutte gréco-romaine, la discipline est devenue populaire à travers l'Europe en 18e et 19 et siècle mais se connaissait plus sous le nom de "lutte francaise" ou "lutte à main plates".

Un soldat de l'armée de Napoléon, Jean Exbrayat, qui avait voyagé à travers la campagne européenne pour lutteur dans les foires et festivals, est généralement désigné comme celui qui a mis en place les règles basiques de son style de lutte.

Exbrayat appelait son style "mains plates" pour le différencier des autres combats populaires des foires ou étaient autorisés les coups avec poings fermés. Les règles d'Exbrayat limitaient également les prises qui ne servaient qu'à faire mal à l'adversaire et rendaient le sport dangereux.

Une règle également attribuée à Exbrayat ne permettait pas les prises sous la taille, ce qui est devenu la caractéristique principale de la lutte gréco-romaine moderne.

A cette époque à peu près. les leaders du monde sportif encourageaient les pratiquants à retourner aux valeurs classiques et anciennes de la Grèce et de Rome, et c'est sur ce fond historique que la lutte devint la lutte "gréco-romaine" ou le "style classique", comme l'appellent encore aujourd'hui certains pays d'Europe.

Un fait intéressant que l'on rate souvent dans l'histoire des Jeux Olympiques en lutte est que le vainqueur en lutte lors des Jeux de 1896, Carl SCHUHMANN (GER), un gymnaste de Berlin, avait également remporté trois autres évènements en gymnastique à Athènes.

Les vainqueurs à Athènes ne recevaient pas de médailles d'or, mais recevaient des médailles d'argent avec une branche d'olivier. La pratique de décerner de l'or, de l'argent et du bronze a été instaurée aux Jeux de 1904 à St-Louis.

Avec ses quatre victoires, Schuhmann avait remporté plus de triomphes ("médailles d'or") que n'importe quel autre athlètes dans les 43 disciplines d'Athènes, faisant de lui le Michael Phelps des Jeux d'Athènes il y a 120 ans.

Michael Phelps (USA) a établi le record en remportant 8 médailles d'or en natation à Pékin en 2008, et a encore remporté 18 médailles d'or entre 2004 et 2012.

La lutte ne faisait pas partie du programme des Jeux de Paris en 1900, Jeux qui ont été organisés en marge de la Foire Mondiale de cette année la, et en 1904 à Saint-Louis il n'y avait que la discipline de la lutte libre au programme, ou seuls les Etats-Unis étaient inscrits.

La lutte gréco-romaine a fait son retour dans les Jeux en 1908 à Londres, et a figuré au programme aux côtés de la lutte libre dès Antwerps en 1920 jusqu'à aujourd'hui.

Il est bien connu que la lutte gréco-romaine n'autorise pas les attaques sous la taille de l'adversaire, d'attraper ou de bloquer les jambes de l'adversaire pour se défendre ou déjouer une attaque.

Ainsi, les compétiteurs attaquent le corps de leur adversaire depuis la position debout, avec des headlocks et des arm throws, ainsi que des bodylocks.

Il est difficile de bloquer un adversaire depuis la position debout ; ainsi, les lutteurs mettent sans cesse la pression à leur adversaire, et espèrent l'attaquer alors qu'il est en déséquilibre ou espèrent remporter des points pour passivité.

Lors du second avertissement pour passivité, le lutteur actif a le choix de rester debout et de mettre son adversaire dans la position par terre. La plupart des lutteurs choisissent cette seconde option lorsqu'ils ont le choix.

Dans la position par terre en lutte gréco-romaine, les lutteurs essaient d'exposer les épaules de leur adversaire au tapis avec des locks autour de la taille ou de la poitrine.

Le reverse waistlock et lift ainsi que le head-and-arm control sont des prises populaires en position de par terre, puisque le fait de soulever son adversaire depuis le sol peut également permettre à l'attaquant de remporter des points.

Il est difficile de marquer des points en lutte gréco-romaine, et ainsi une victoire par supériorité technique est accordée lorsque un des lutteurs a huit points d'avance sur son adversaire. En lutte libre en et lutte féminine, il faut dix points d'avance pour gagner par supériorité technique.