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Les inscriptions du Grand Prix de Zagreb

By Eric Olanowski

ZAGREB, Croatie (le 13 janvier) -- Pour la première fois depuis le championnat du monde de Noursoultan, le double champion du monde Zhan BELENIUK (UKR) fera son retour tant attendu sur les tapis. Le vice-champion des Jeux de Rio et membre du parlement ukrainien lancera sa campagne 2021 à la fin de cette semaine à l'occasion du Grand Prix de Zagreb, qui ouvre ouvre ses portes du 15 au 17 janvier à la Salle des Sports Dom Sportova, en Croatie.

Beleniuk est l'une des figures d'une compétition qui s'annonce chargée, avec 165 athlètes venus de 18 pays. Les autres stars à suivre de près sont :
60kg: Stig Andre BERGE (NOR) : médaillé olympique de bronze, Rio de Janeiro 
60kg: Victor CIOBANU (MDA) : médaillé mondial d'argent 2018
67kg: Morten THORESEN (NOR) : champion d'Europe 2020 
67kg: Gevorg SAHAKYAN (POL) : champion du monde 2018
77kg: Daniel CATARAGA (MDA) : double champion du monde des U23 // médaillé mondial d'argent 2016 
82kg: Rajbek BISULTANOV (DEN) : double champion d'Europe
82kg: Alex KESSIDIS (SWE) : médaillé mondial d'argent 2019 
97kg: Felix BALDAUF (NOR) : champion d'Europe 2017

Tenants du titre réinscrits à Zagreb :
67kg: Donior ISLAMOV (MDA)
77kg: Daniel CATARAGA (MDA)
87kg: Oskar JOHANSSON (SWE)

55kg
Steven ECKER (GER)
Fabian SCHMITT (GER)
Giovanni FRENI (ITA)
Artiom DELEANU (MDA)
Snorre LUND (NOR)

60kg
Ivan LIZATOVIĆ (CRO)
Luka PRIHISTAL (CRO)
Juuso LATVALA (FIN)
Jacopo SANDRON (ITA)
Justas PETRAVICIUS (LTU)
Micha TRACZ (POL)
Dawid ERSETIC (POL)
Alexander BICA (SWE)
Ardit FAZLIJA( SWE)
Ahmet UYAR  (TUR)

63kg
Dominik CELIČEK (CRO)
Andrej GINC (GER)
Deniz MENEKSE (GER)
Giovanni Paolo ALESSIO (ITA)
Andrea SETTI (ITA)
Edgaras VENCKAITIS (LTU)
Victor CIOBANU (MDA)
Stig Andre BERGE (NOR)
Perica DIMITRIJEVIĆ (SRB)
Niklas OHLEN (SWE)

67kg
Elmer MATTIL (FIN)
Witalis LAZOVSKI (GER)
Steve MOMILIA (ITA)
Francesco BELLINO (ITA)
Ruben MARVICE (ITA)
Donior ISLAMOV (MDA)
Valentin PETIC (MDA)
Morten THORESEN (NOR)
Mateusz BERNATEK (POL)
Gevorg SAHAKYAN (POL)
Roman PACURKOWSKI (POL)
Daniel SOINI (SWE)
Andreas VETSCH (SUI)
Enes BAŞAR (TUR)
Haci KARAKUŞ (TUR)
Ime NASIBOV (UKR)

72kg
Marko NIKOLIĆ (CRO)
Akseli YLI-HANNUKSELA (FIN)
Mikko PELTOKANGAS (FIN)
Idris IBAEV (GER)
Kristupas SLEIVA (LTU)
Titas KERSEVICIUS (LTU)
Mihai PETIC (MDA)
Sebastian AAK (NOR)
Aron PINTER (SRB)
Didrik SILVERIN (SWE)
Michael PORTMANN (SUI)
Ahmet YILMAZ (TUR)

77kg
Božo STARČEVIĆ (CRO)
Pavel PUKLAVEC (CRO)
Antonio KAMENJAŠEVIĆ (CRO)
Oldrich VARGA (CZE)
Jakub BIELESZ (CZE)
Matias LIPASTI (FIN)
Roni PUROLAINEN (FIN)
Michael WIDMAYER (GER)
Luca DARIOZZI (ITA)
Riccardo Vito ABBRESCIA (ITA)
Ciro RUSSO (ITA)
Matteo MAFFEZZOLI (ITA)
Paulius GALKINAS (LTU)
Daniel CATARAGA (MDA)
Alexandrin GUTU (MDA)
Per Anders KURE (NOR)
Edgar BABAYAN (POL)
Mateusz WOLNY (POL)
Iwan NYLYPIUK (POL)
Dawid KLIMEK (POL)
Albin OLOFSON(SWE)
Lukas AHLGREN (SWE)
Nicolas CHRISTEN (SUI)
Fabio DIETSCHE (SUI)
Furkan BAYRAK (TUR)
Vladimir YAKOVLEV (UKR)
Yasaf ZEINALOV (UKR)
Yaroslav FILCHAKOV (UKR)
Elmar NURALIEV (UKR)

82kg
Filip ŠAČIĆ (CRO)
Antun BORČIĆ (CRO)
Vjekoslav LUBURIĆ (CRO)
Rajbek BISULTANOV (DEN)
Hannes WAGNER (GER)
Marius BRAUN (GER)
Simon OLLINGER (GER)
Arminas LYGNUGARIS (LTU)
Magnus GRONVIK (NOR)
Alex KESSIDIS (SWE)
Marc WEBER (SUI)

87kg
Tomislav HADER (CRO)
Filip SMETKO (CRO)
Matej MANDIĆ (CRO)
Petr NOVAK (CZE)
Turpal BISULTANOV (DEN)
Vili ROPPONEN (FIN)
Juho PAHIKAINEN (FIN)
Ilias PAGKALIDIS (GRE)
Simone FIDELBO(ITA)
Veronica PARISI (ITA)
Mirco MINGUZZI (ITA)
Julius MATUZEVICIUS (LTU)
Martynas NEMSEVICIUS (LTU)
Eividas STANKEVICIUS (LTU)
Gabriel LUPASCO (MDA)
Vladislav GUTU (MDA)
Aleksandar ST JEPANETIC (SWE)
Oskar JOHANSSON (SWE)
Zakarias BERG (SWE)
Ramon BETSCHART (SUI)
Dogan GÖKTAŞ (TUR)
Ali CENGIZ (TUR)
Zhan BELENYUK (UKR)
Joe RAU (USA)

97kg
Ivan RATKOVIĆ (CRO)
Nikola CONAR (CRO)
Artur OMAROV (CZE)
Ondrej DADAK (CZE)
Mathias BAK (DEN)
Elias KUOSMANEN (FIN)
Arvi SAVOLAINEN (FIN)
Ilja KLASNER (GER)
Patrick NEUMAIER (GER)
Jan ZIRN (GER)
Laokratis KESIDIS (GRE)
Luca SVAICARI (ITA)
Nikoloz KAKHEKASHVILI (ITA)
Vilius LAURINAITIS (LTU)
Felix BALDAUF (NOR)
Marcus WORREN (NOR)
Tadeusz MICHALIK (POL)
Pontus LUND (SWE)
Christian ZEMP (SUI)
Ibrahim TIGCI (TUR)
Dzihasov ZIELIMKHAN (UKR)
Vladlen KOZLIUK (UKR)

130kg
Stepan DAVID (CZE)
Konsta MAENPAA (FIN)
Jello KRAHMER (GER)
Franz RICHTER (GER)
Samuele VARICELLI (ITA)
Mantas KNYSTAUTAS (LTU)
Romas FRIDRIKAS (LTU)
Oskar MARVIK (NOR)
Rafał KRAJEWSKI (POL)
Damian VON EUW (SUI)
Osman YILDIRIM (TUR)
Muhammet Hamza BAKIR (TUR)
Aleksander CHERNETSKI (UKR)
Nikolai KUCHMIY (UKR)

Ambassadrice Super 8 : Edit Dozsa

By United World Wrestling Press

Comment et quand avez-vous commencé à travailler dans le monde de la lutte?
 
J’ai commencé en 1985, en Hongrie. Certains de mes amis garçons pratiquaient la lutte et ils insistaient pour me faire essayer ce sport. Quand j’ai découvert tout ce que la lutte pouvait offrir, j’ai été vraiment surprise et impressionnée. J’aimai beaucoup l’aspect physique de cette discipline et l’entrainement rigoureux qu’elle demandait. Je me voyais gagner de la force au fil des entrainements. Lorsque j’ai commencé la lutte, je n’avais que 15 ans. En 2001, les Championnats du Monde de sont tenus en Hongrie et j’ai décidé de créer une équipe féminine pour que nous tentions notre chance.
 
Comment réagissent les gens quand vous leur dites que vous êtes une lutteuse?
 
A l’époque les gens étaient surpris. Ils me prenaient pour une folle ! Comment pouvais-je m’entrainer et participer à des compétitions contre des garcons ? Je n’avais pas dit à mes parents que je faisais de la lutte, je leur disais juste que j’allais passer du temps avec mes amis. En 2001, j’ai demandé à ma mère de regarder avec moi la lutte à la télévision. Elle a vite réalisé que c’était moi qu’elle voyait à l’écran ! Ca été un grand choc pour mes parents et ma sœur.
 
Quel est votre meilleur souvenir dans ce domaine ?

C’est sans doute la première fois que j’ai participé à ce championnat en Hongrie. J’étais tellement fière. La lutte représente toute ma vie, et je suis encore en train de vivre des moments inoubliables.

J’ai commencé le coaching en 2002 après ma retraite. Quand j’étais jeune, je n’avais jamais eu de véritable coach, et je voulais partager cette passion qui m’a tant apporté.  Je travaille toujours maintenant à plein temps en tant que coach à Genoa dans un club que nous avons créé avec mon mari, et dont je suis également la vice-présidente.  
 

Quand j’ai pris ma retraite j’ai vite compris que mon expérience en tant que lutteuse allait m’être utile pour coacher, mais également dans le rôle d’arbitre. Ma carrière a donc changé de direction. J’ai tout d’abord commencé avec la fédération nationale de Hongrie, mon pays, qui m’a demandé de suivre un cours pour arbitre que j’ai adoré. Je pense que les arbitres jouent un rôle très important et les conditions du match dépendent souvent de leur bon travail. J’essaie toujours de garder cette notion à l’esprit lorsque je me retrouve sur le tapis de lutte.  
 

Mes deux enfants font de la lutte. Nous sommes une famille très unie par ce sport. Ma fille Dalma et mon fils Aaron ont grandi dans ce milieu. Ils sont Junior mais ont pratiqué la lutte toute leur vie. Dalma provoquait son petit frère à longueur de temps, et il en a vite eu assez. Il m’a dit « Un jour, je l’aurai ! » Ils s’entrainent toujours ensemble aujourd’hui. Mon beau-fils est également un lutteur talentueux. Comme vous pouvez le voir, la lutte est toute ma vie, et elle m’offre de nouveaux souvenirs tous les jours.

Quelle a été votre plus grande source d’inspiration dans ce sport ? 

Je ne voudrai pas paraitre prétentieuse, mais je crois que le mérite me revient au moins dans ce domaine ! Ne vous méprenez pas, j’ai rencontré énormément de gens qui m’ont aidé tout au long de ma carrière. Néanmoins, le moment le plus fort pour moi était ce Championnat en Hongrie, ou j’ai pu évoluer devant mon pays, mes amis, et leur montrer que non seulement les femmes sont tout à fait capables de faire de la lutte, mais qu’en plus elles sont douées ! J’avais foi en ma réussite et ce tournoi m’a prouvé que j’avais raison. Je n’ai jamais abandonné, malgré tout ce que les gens ont pu dire, et j’ai reçu la plus belle des récompenses en participant à ce championnat.
 
Que préférez-vous dans la lutte ?

Je crois que ce qui me plait le plus, c’est que la lutte vous donne des armes pour la vraie vie, si j’ose dire. Ce sport vous apprend la discipline et le respect, tant pour votre adversaire que pour vous-même. Il vous offre aussi des avantages pratiques, tels que la force et le pouvoir.  Le sentiment de confiance que vous ressentez en vous sachant fort et capable de vous défendre est très important, et je pense que beaucoup de filles pourraient bénéficier d’un tel enseignement aujourd’hui.
 
Que signifie le fait de faire partie de la communité olympique pour la lutte Féminine ?

Si j’avais su qu’en 2004, on aurait la chance de pouvoir participer aux Jeux Olympiques, j’aurai attendu avant de prendre ma retraite ! Les Jeux Olympiques sont une sorte de sacre pour n’importe quel sportif et je sais maintenant que ma fille ou mon fils peuvent espérer y arriver un jour. C’est le tremplin parfait pour montrer au public tout ce que notre sport a à offrir.
 
Quels conseils donneriez-vous aux filles qui souhaitent se lancer dans la lutte aujourd’hui ?
 
Ce n’est pas un sport facile. Il faut s’entrainer dur et faire beaucoup de sacrifices, mais cela en vaut la peine. Toute l’énergie et les efforts que vous mettez dans ce sport vous seront rendus tout au long de votre vie. Je vois dans notre club que les filles sont souvent inscrites par leurs parents qui apprécient les valeurs que nous enseignons à leurs enfants ainsi que les avantages de l’entrainement physique pour la santé de leurs enfants. Lorsque j’étais jeune, en Hongrie, l’éducation physique faisait vraiment partie de notre cursus, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je pense qu’il est très important d’informer les parents des bénéfices de cette éducation sportive.
 
Quels sont vos espoirs pour la lutte Féminine? 
 
J’espère vraiment que la participation féminine va augmenter dans notre sport. Nous avons encore beaucoup de travail à faire au niveau de la promotion et du marketing, et la Campagne Super 8 est une étape importante. Nous allons dans la bonne direction. Nous devons montrer au monde que nous existons et nous devons partager avec lui toute les valeurs et l’énergie positive que notre sport a à offrir.