Japon

Avec le retour des lycéens sur les tapis, le Japon organise son premier tournoi national depuis février

By Ken Marantz

NIIGATA, Japon -- Seuls perçaient, stridents, les coups de sifflet des arbitres, soufflés derrière des visières de protections en plastique. A part les cris des entraîneurs aux quatres coins de la salle, les seuls encouragements audibles montaient, étouffés par les indispensables masques, des stands des coéquipiers des lutteurs.

Le Japon s'est encore rapproché d'un pas vers la normalité en cette époque de pandémie en tenant, de façon prudente et optimiste, son premier tournoi national depuis février dernier, la Coupe Kazama ou championnat national des collèges sur invitation, du 9 au 11 octobre.

Les protocoles de prévention sanitaire étaient fermement maintenus pour l'arrivée des plus de 300 collégiens de seconde et troisième années dans la ville portuaire de Niigata pour un tournoi initialement programmé au mois de mars -- et pour un temps simplement annulé.

Mais il y a moins d'un mois, les restrictions sur le sport et les événements de grande ampleur ont commencé à être levées, et la fédération de lutte située dans la préfecture de Niigata a relevé le défi d'accueillir ce qui se rapproche d'un modèle pour les tournois dans le futur proche.

A referee wearing a face shield keeps an eye on the action. (Japan Wrestling Federation photo)Un arbitre masqué observe l'action (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"J'ai l'impression que l'attente est finalement terminée,' dit Yoshihiko HARA, vice-président du comité organisateur du tournoi, pouvant enfin contempler l'événement en cours sous ses yeux et comprenant des compétitions par équipes séparées et des combats individuels.

"Nous avons besoin d'un mois pour nous préparer, mais le tournoi a été repoussé d'une semaine encore et nous avons dû attendre la décision jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois semaines. La préfecture de Niigata a grandement allégé les restrictions et nous avons pu accueillir la compétition."

La Coupe Kazama est l'un des trois tournois de la 'triple couronne' des garçons, avec l'Intercollège et les Jeux Nationaux (Kokutai). Ces deux derniers annulés pour de bon, les officiels de la lutte nationale souhaitaient donner aux seniors sortants un objectif final.

"Pour les élèves de troisième, c'est le dernier tournoi," déclare le Vice-Président de la Fédération japonaise de lutte Hideaki TOMIYAMA. "Avec l'annulation de l'Intercollège et des Kokutai, ils n'avaient plus rien. C'est bien qu'ils en aient un."

Tomiyama a repoussé la suggestion que la Fédération n'aille un peu trop vite en besogne en mettant la pression pour organiser la compétition.

Everyone entering the facility had their temperature automatically taken. (Japan Wrestling Federation photo)Chaque personne pénétrant sur les lieux voyait sa température prise (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"Voyant ce qui se passait dans les autres sports, les sports professionnels ont graduellement permis le retour des spectateurs," dit-il, se référant aux principaux sports professionnels japonais, le sumo, le basket et le football. "Il faut tout d'abord avancer. Tant que vous vous préparez minutieusement en prenant des contre-mesures fermes, cela peut-être fait."

Un précédent avait été établi le mois dernier, en quelque sorte, par l'accueil par la préfecture de Niigata du championnat national universitaire d'athlétisme.

"Avant cela, il y a eu une rencontre nationale universitaire d'athlétisme où les restrictions étaient très sévères," dit Hara, natif de Niigata, ancien quintuple champion du Japon de lutte libre et deux fois athlète olympique. "Les athlètes et les entraîneurs n'avaient pas le droit de quitter leur hôtel et devaient prendre un engagement écrit. 1'300 athlètes étaient présents."

Dissiper les craintes locales
Tandis que la ville de Niigata, située sur la côte de la Mer du Japon à environ 250 km au nord-ouest de Tokyo, a une population de 810,000 habitants, la préfecture éponyme dans laquelle elle se trouve demeure un mélange de régions rurales et montagneuses.

La préfecture a échappé au gros de l'épidémie -- il y a eu moins de 200 cas enregistrés et aucun décès à déplorer. C'est l'opposé de ce qui s'est passé à Tokyo, qui a continuellement enregistré de 100 à 200 cas par jour et recense environ le quart des 1,670 décès relevés au Japon. Les habitants locaux sont donc constamment inquiets que des personnes de l'extérieur puissent transmettre la maladie.

"Nous sommes loin de Tokyo et il y a eu beaucoup de plaintes au sujet de la tenue du tournoi," dit Hara. '''Pourquoi organiser un événement national ? Pourquoi les gens de Tokyo viennent-ils ici?' Il y a toujours une 'allergie' aux événements sportifs."

A wrestler bows to his opponent's corner after his match instead of shaking hands. (Japan Wrestling Federation photo)Un lutteur s'incline face au carré de ses adversaires après son combat au lieu qu'ils se serrent la main (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Au contraire des autres sports individuels tels que l'athlétisme, le tennis ou le golf, la lutte et les autres sports de contact se trouvent dans une situation bien plus compliquée losqu'il s'agit de contrecarrer le développement d'une infection. Ceci était vrai avant l'arrivée du coronavirus et l'est plus encore aujourd'hui.

Dans ces conditions, d'autres sports de contact, ainsi que les médias, étaient très intéressés par la manière dont la lutte gérerait la Coupe Kazama. Hara a pu constater que trois officiels nationaux de la boxe étaient venus en observateurs.

"C'est le premier tournoi national d'un sport de contact," dit-il. "Le rugby est annulé. Le judo aussi. Nous organisons le premier événement collégien à une échelle nationale, alors ça fait les gros titres. Les demandes d'interviews ne sont pas adressées à nous qui sommes impliqués dans la lutte, mais au médecin du site et aux volontaires prenant la température à l'entrée. Malgré tout, nous sommes contents."

Les règles étaient strictes et exclusives. Seuls les lutteurs, les entraîneurs et les officiels du tournoi avaient le droit d'être présents sur le site, le Centre général des sports Higashi, ce qui signifiait pas de membres de la famille, d'amis ou d'autres spectateurs. Comme la préparation des équipes était limitée, il avait été recommandé aux lutteurs de ne pas perdre de poids de façon excessive et une tolérance de 2 kilos adoptée.

Toute personne pénétrant dans l'arène devait soumettre un formulaire relevant sa température quotidienne des 14 derniers jours. Au pupitre de réception, des caméras infrarouges étaient installées pour prendre à nouveau la température des entrants. A l'intérieur tous, sauf les lutteurs en combat sur les quatre tapis, devaient porter un masque à tout moment.

L'accès à la salle d'échauffement était limité pour éviter tout attroupement. "Le plus gros problème fut de faire maintenir les distances sociales aux personnes présentes là-bas," dit Hara. Les arbitres sur les tapis portaient des protections faciales et, après chaque combat, les lutteurs s'inclinaient face à l'entraîneur de l'adversaire au lieu de la poignée de mains habituelle.

"Il faut prudemment gérer la zone de réception," commente Tomiyama. "Si vous faites cela, il n'y a pas vraiment de problème. Sans spectateur, nous pouvons vérifier toute personne qui vient ici."

Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) battles Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) in the 92kg final. (Japan Wrestling Federation photo)Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) aux prises avec Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) en final des 92kg (Photo : Fédération japonaise de lutte).

L'empreinte finale de la Mongolie
Le tournoi prévoyait 48 entrées dans la compétition par équipe et dans chacune des huit catégories de poids individuelles, sélectionnées des neuf régions japonaises et de Niigata. Le nombre d'allocations par région allait de huit pour Kanto (qui comprend Tokyo) et Kyushu à une pour Hokkaido. Le tirage réalisé en mars fut utilisé comme tel, il y eu donc de cinq à 10 absents par division.

Les festivités furent lancées par la compétition par équipe, tenue le premier jour et la matinée du second, dans un style de duels en knockout entre des groupes de sept lutteurs.

Le collège de la préfecture de Chiba, de l'Université japonaise des sciences sportives Kashiwa, a décroché son quatrième titre d'affilée en vainquant Saitama Sakae par 5-2 en finale. NSSU Kashiwa a atteint la finale en se défaisant d'une autre école de la préfecture de Saitama, Hanasaki Tokuharu, par 4-3 en demi-finale.

Le Mongolien Tuvaadorj BUKHCHULUUN a offert la victoire décisive en demi-finale des 125kg sur Hanasaki Tokuharu, pour devenir le seul des trois lutteurs de NSSU Kashiwa à remporter une couronne individuelle en finale, l'or des 92kg.

Bukhchuluun a aligné 4 victoires par supériorité technique sans concéder un seul point, avant d'écraser Kyo KITAWAKI, de l'Ecole Technique Nirasaki, préfecture de Yamanashi, par 6-0 en finale.

Pour Bukhchuluun, cette victoire ne marque pas seulement la fin de sa carrière de collégien, mais de sa carrière d'athlète de lutte libre aussi. Il déclare qu'il rejoindra l'équipe sumo de l'Université japonaise des sciences sportives l'année prochaine, son premier pas vers une carrière dans cette discipline, dominé ces dernières années par la Mongolie.

Bukhchuluun, qui parle un japonais de conversation, dit que ce changement est la réalisation d'une promesse faite à son père avant son décès en 2018. "Je voulais lutter à l'université, mais il voulais que je rejoigne les sumos," dit-il.

Bukhchuluun n'a débuté la lutte qu'en 2016, remportant le championnat junior des lycéens de Mongolie l'année suivante. Ceci attira l'attention de l'ancien yokozuna (grand champion) sumo Asashoryu, qui aida le jeune homme à entrer la NSSU Kashiwa comme étudiant étranger.

L'année dernière, Bukhchuluun a remporté le titre des 92kg de l'Intercollège et des Kokutai, vainquant les deux fois Atsushi Miura du Collège Amino, préfecture de Kyoto, en finale. C'était une revanche sur la défaite encaissée face à Miura en finale de la Kazama. Cette année, tous deux ont terminé victorieux, car Miura est passé en 125kg et a obtenu l'or pour son second titre.

Une différence de taille pour Bukhchuluun, qui se prépare à une carrière dans le sumo, est qu'il ne s'agira plus seulement d'atteindre un certain poids (bien qu'avec un poids naturel de 83kg, ce n'était pas vraiment un sujet inquiétude). Il lui faudra maintenant s'épaissir dans un sport où 100kg sont considérés comme un poids léger. "Je dois grossir pour gagner," dit-il.

Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), the son of an Olympic medalist, had to settle for the silver after a loss in the 55kg final to Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen).  (Japan Wrestling Federation photo)Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), fils d'un médaillé olympique, a dû se contenter de l'argent, vaincu en finale des 55kg par Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen) (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Des liens familiaux peu concluants
Les autres finales offraient une poignée de noms que les fans de luttent peuvent reconnaître, même si leurs propriétaires ont finalement obtenu des résultats mitigés.

Kaisei TANABE, de la NSSU Kashiwa, fils du médaillé olympique de bronze des JO d'Athènes de 2004 Chikara TANABE, a dû se contenter d'une médaille d'argent pour la deuxième année d'affilée, vaincu 4-2 en finale des 55kg par Kento YUMIYA du Inabe Sogo Gakuen de la préfecture de Mia.

Yumiya, champion des Kokutai, marche dans les pas de son grand frère Hayato, champion des 55kg en 2019, où il avait obtenu une sortie de tapis à 25 secondes de la fin alors que Tanabe menait 2-2 sur critères.

"La dernière partie de mes combats est mon point le plus faible," dit Tanabe. "Je dois y remédier pour le prochain tournoi."

Pour Tanabe, vaincu en finale des 51kg l'année dernière, ce combat était son onzième en trois jours, rencontres par équipe et combats individuels combinés.

"C'était dur, mais en venant au tournoi je voulais gagner les titres par équipe et le titre individuel aussi. Jusqu'à la demi-finale, j'étais bien," dit-il, ajoutant qu'il se sentait adéquatement préparé.

L'année prochaine, Tanabe rejoindra sa soeur aînée Yumeka TANABE, la championne du monde 2019 des U23 en 59kg, à l'Université japonaise des sciences sportives, où leur père est entraîneur. Son père aurait normalement été à ses côtés à Niigata si les restrictions ne l'en avait pas empêché.

"Il me donnait des conseils par téléphone," dit Kaisei. "C'était suffisant."

En finale des 51kg, Taiga ONISHI, de l'Ecole Technique de la préfecture de Saga, a décroché une victoire par supériorité technique 11-1 sur Akito MUKAIDA du Hanasaki Tokuharu, le plus jeune frère de la double championne du monde de lutte féminine Mayu MUKAIDA.

C'est le second titre majeur d'Onishi, vainqueur l'année passée du titre de lutte gréco-romaine des 55kg aux Kokutai.

The eight gold medalists gather for a group photo.  (Japan Wrestling Federation photo)Les huit médaillés d'or réunis pour une photo de groupe (Photo : Fédération japonaise de lutte)​​​​​​​

Entre-temps, Iori KOSHIBA, de l'Ecole Technique Tosu, fils du médaillé d'argent des Jeux d'Asie de 1998 Kenji KOSHIBA, a décroché son premier titre majeur grâce à une victoire par supériorité technique 10-0 sur Taishin YAMAJI de la Wakayama Kita en finale des 71kg.

Les lutteurs de Saitama Sakae ont ramené à la maison deux des trois autres médailles d'or en jeu, avec Kenji OGINO remportant les 60kg et Fumiya IGARASHI les 80kg. Ryosuke KERA, de la Hanasaki Tokuharu, a triomphé en 65kg.

Pour une photo d'époque, les huit meilleurs lutteurs de chaque catégorie de poids ont reçu leurs prix (médaille pour les quatre meilleurs, certificats pour les cinquièmes places) en portant leurs masques, qu'ils ont conservés pour la photo officielle. Les huit champions les ont ensuite enlevés pour une photo de groupe.

Bien que le tournoi a semblé s'être déroulé sans anicroche majeur, les officiels ont bien conscience qu'ils ne sont pas encore sortis d'affaire étant donné le temps qu'il faut pour que les potentiels symptômes d'infection soient détectés.

"Je ne crois pas que je vais pouvoir dormir les deux semaines suivant la fin du tournoi," a déclaré un officiel sur le site de la fédération avant la compétition. "Je serai inquiet que quelqu'un soit testé positif."

Lopez Nunez, Vlasov en tête des classements de lutte gréco-romaine après leurs victoires à Rio

By William May

CORSIER-SUR-VEVEY (September 8) – Mijain LOPEZ NUNEZ (CUB) and Roman VLASOV (RUS) closed out the 2016 international wrestling season with repeat triumphs at the Rio 2016 Olympic Games and No.1 rankings in the United World Wrestling list of the top Greco-Roman wrestlers.

Lopez claimed his third Olympic Games gold medal at super heavyweight by sneaking past reigning world champion Riza KAYAALP (TUR) in the 130kg final at Rio 2016, while world champion Vlasov followed up a win in London four years ago with another gold medal performance in Rio de Janeiro.

Of the four remaining Greco-Roman champions crowned at Carioca Arena, only Ismael BORRERO MOLINA (CUB) at 59kg was able to match Vlasov by moving seamlessly from world champion to the Olympic Games gold medal – his first.

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Like Lopez, two-time world champion Artur ALEKSANYAN (ARM), who slipped to No.2 in the rankings at 98kg after a loss at the European championships in March, reclaimed the top spot with a 3-0 victory over Yasmany LUGO CABRERA (CUB).

Meanwhile, Davit CHAKVETADZE (RUS) went from third to No.1 at 85kg with a win over world champ Zhan BELENYUK (UKR) and 2014 world champion Davor STEFANEK (SRB) carved his way through a crowded field at 66kg to go from No.6 in the rankings to No.1.

Rasul CHUNAYEV (AZE), world champion at the non-Olympic category of 71kg, dropped to 66kg and won a bronze medal there, leaving the top spot at light welterweight open for Balint KORPASI (HUN).

Among the biggest movers in the rankings, Shinobu OTA (JPN) vaulted from No.12 to No.2 after winning the silver medal at 59kg, while teammate Tomohiro INOUE (JPN) went from unranked to fifth place and No.6 in the rankings at 66kg.

Former world champion Elis GURI (BUL) also went from unranked to No.8 after a seventh place finish in the Rio 2016 results at 98kg.

The top six finishers at the Olympic Games and world championships at each category are initially accorded the top six positions in the rankings, while the places No.7 to No.20 are determined by a combination of factors, including the results from the championships as well as from competition over the previous 12 months.

Wrestlers in the rankings are listed by name, country code, most notable or most recent result over the last 12 months, and their position in the previous rankings.

(NOTE: The United World Wrestling rankings will take a break until the world championships for non-Olympic weight categories are held in Budapest, December 10-11.)

59kg – Shinobu OTA (JPN) launched his bid for a Rio 2016 medal with his second win over defending Olympic Games champion Hamid SORYAN (IRI) in five months and pinned two-time Olympic silver medalist Rovshan BAYRAMOV (AZE) in the semifinals to leap 10 places to No.2 in the rankings.

1. Ismael BORRERO MOLINA (CUB) – Rio OG No.1 (1)
2. Shinobu OTA (JPN) – Rio OG No.2 (12)
3. Stig Andre BERGE (NOR) – Rio OG No.3 (8)
4. Elmurat TASMURADOV (UZB) – Rio OG No.3 (9)
5. Arsen ERALIEV (KGZ) – Rio OG No.5 (7)
6. Rovshan BAYRAMOV (AZE) – Rio OG No.5 (2)
7. Almat KEBISPAYEV (KAZ) – GGP Final No.1 (3)
8. WANG Lumin (CHN) – Hungarian GP No.3 (not ranked)
9. Mingiyan SEMENOV (RUS) – Europe No.1 (4)
10. YUN Won-Chol (PRK) – Asia No.5 (5)
11. Kenichiro FUMITA (JPN) – Pytlasinski Cup No.1 (11)
12. Haitham Mahmoud FAHMY (EGY) – Pytlasinski Cup No.2 (10)
13. Soslan DAUROV (BLR) – Pytlasinski Cup No.3 (6)
14. Hamid SORYAN (IRI) – Istanbul OG Qualifier No.1 (14)
15. Jesse THIELKE (USA) – Istanbul OG Qualifier No.2 (19)
16. Stepan MARYANYAN (RUS) – Spanish GP No.1 (15)
17. Kristijan FRIS (SRB) – Zagreb GP No.3 (18)
18. LEE Jung-Baek KOR) – German GP No.2 (nr)
19. Ibragim LABAZANOV (RUS) – Ivan Poddubny No.1 (17)
20. Andres MONTANO (ECU) – Spanish GP No.2 (16)

66kg – World champion at 71kg Rasul CHUNAYEV (AZE) defeated Beijing 2008 gold medalist Islambek ALBIEV (RUS), 3-2, in the round of 16 to join the lightweight rankings at No.3 after taking a bronze medal ahead of 2013 world champion RYU Han-Soo (KOR).

1. Davor STEFANEK (SRB) – Rio OG No.1 (6)
2. Migran ARUTUNYAN (ARM) – Rio OG No.2 (8)
3. Rasul CHUNAYEV (AZE) – Rio OG No.3 (1@71)
4. Shmagi BOLKVADZE (GEO) – Rio OG No.3 (10)
5. RYU Han-Soo (KOR) – Rio OG No.5 (3)
6. Tomohiro INOUE (JPN) – Rio OG No.5 (nr)
7. Frank STAEBLER (GER) – German GP No.1 (1)
8. Islambek ALBIEV (RUS) - Europe No.1 (9)
9. Artem SURKOV (RUS) – German GP No.2 (3)
10. Tamas LORINCZ (HUN) – Spanish GP No.1 (2)
11. Omid NOROOZI (IRI) – Asian OG Qualifier No.2 (18)
12. Mehdi ZEIDVAND (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (7)
13. Miguel MARTINEZ PALACIOS (CUB) – Spanish GP No.1 (9)
14. Wuileixis RIVAS ESPINOZA (VEN) – Pan Am OG Qualifier No.1 (13)
15. Tarek Aziz BENAISSA (ALG) – All-African Games No.1 (11)
16. Edgaras VENCKAITIS (LTU) – Ulaanbaatar OG Qualifier No.3 (16)
17. Hasan ALIYEV (AZE) – Europe No.3 (12)
18. Ionut PANAIT (ROU) – Ulaanbaatar OG Qualifier No.1 (14)
19. David KARECINSKI (POL) – Pytlasinski No.2 (15)
20. Mateusz BERNATEK (POL) – European U23 No.1 (17)

71kg – With Rasul CHUNAYEV (AZE) ranked at 66kg after winning a bronze medal at Rio 2016, Hungarian Grand Prix winner Balint KORPASI (HUN) takes over at No.1 and Ukraine International champion Azim GARMSIRI (IRI) rejoins the rankings at No.20.

1. Balint KORPASI (HUN) – Hungarian GP No.1 (2)
2. Afshin BYABANGARD (IRI) – Asia No.1 (3)
3. Adam KURAK (RUS) – German GP No.3 (4)
4.  Varsham BORANYAN (ARM) – Europe No.1 (5)
5. Aleksandar MAKSIMOVIC (SRB) – Europe No.2 (6)
6. Armen VARDANYAN (UKR) – Trophee Milone No.2 (7)
7. Tero VAELIMAEKI (FIN) – Ulaanbaatar OG Qualifier No.2 (8)
8. ZHANG Ridong (CHN) – Pytlasinski Cup No.3 (9)
9. Ruslan TSAREV (KGZ) – Istanbul OG Qualifier No.2 (10)
10. Zackarias TALLROTH (SWE) – World No.3 (11)
11. Mathias MAASCH (GER) – Paris GP No.1 (12)
12. Danijel JANECIC (CRO) – LIG Int’l No.3 (13)
13. Tomi HINOVEANU (ROU) – Corneanu Int’l No.2 (14)
14. Abuyazid MANTSIGOV (RUS) – German GP No.3 (15)
15. Timur BERDIEV (BLR) – World No.5 (16)
16. Yunus OZEL (TUR) – Europe No.5 (17)
17. Darkhan BAYAKMETOV (KAZ) – Asia No.3 (18)
18. Maximilian SCHWABE (GER) – German GP No.1 (19)
19. Yunus Emre BASAR (TUR) – Vehbi Emre No.1 (20)
20. Azim GARMSIRI (IRI) – Ukraine Int’l No.1 (nr)

75kg – Four current and former world champions reached the medal finals at Rio 2016 with Roman VLASOV (RUS) nailing down his second Olympic Games gold medal with a 5-1 victory over four-time world silver medalist Mark MADSEN (DEN).

1. Roman VLASOV (RUS) – Rio OG No.1 (1)
2. Mark MADSEN (DEN) – Rio OG No.2 (3)
3. KIM Hyeon-Woo (KOR) – Rio OG No.3 (4)
4. Saeid Mourad ABDVALI (IRI) – Rio OG No.3 (10)
5. Peter BACSI (HUN) – Rio OG No.5 (8)
6. Bozo STARCEVIC (CRO) – Rio OG No.5 (17)
7. Viktor NEMES (SRB) – Europe No.2 (7)
8. Elvin MURSALIYEV (AZE) – Rio OG No.7 (13)
9. Doszhan KARTIKOV (KAZ) – Asia No.1 (2)
10. Zurabi DATUNASHVILI (GEO) – Europe No.1 (6)
11. YANG Bin (CHN) – Pytlasinski No.3 (11)
12. Arsen JULFALAKYAN (ARM) – Vehbi Emre No.1 (9)
13. Andrew BISEK (USA) – Rio OG No.12 (5)
14. Chingiz LABAZANOV (RUS) – German GP No.2 (12)
15. Gela BOLKVADZE (GEO) – Spanish GP No.1 (14)
16. Karapet CHALYAN (ARM) – Europe No.3 (15)
17. Zied AIT OUAGRAM (MAR) – Pytlasinski Cup No.5 (18)
18. Mahmoud SEBIE (EGY) – Africa No.1 (20)
19. Yurisandi HERNANDEZ RIOS (CUB) – Spanish GP No.2 (nr)
20. Dilshod TURDIEV (UZB) – Asia No.2 (nr) 

80kg – Reigning world champion at this non-Olympic category Selcuk CEBI (TUR) and Daniel ALEKSANDROV (BUL) both lost at 75kg in the round of 16 in Rio. With no competition at 80kg in August, the rankings are unchanged for the month.

1. Selcuk CEBI (TUR) – German GP No.1 (1)
2. Lasha GOBADZE (GEO) – European U23 No.1 (2)
3. Evgeni SALEEV (RUS) – Ivan Poddubny No.1 (3)
4. Rafik HUSEYNOV (AZE) – German GP No.1, 75kg (4)
5. Ramin TAHERISARTANG (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (5)
6. Viktor SASUNOVSKI (BLR) – World No.2 (6)
7. Edgar BABAYAN (POL) – Europe No.2 (7)
8. Eduard SARGSYAN (ARM) – German GP No.3 (8)
9. Pavel POMINCHUK (BLR) – Pytlasinski Cup No.2 (9)
10. Daniel ALEKSANDROV (BUL) – Europe No.3 (10)
11. AISHAN Aishan (CHN) – Asia No.2 (11)
12. Aslan ATEM (TUR) – Europe No.3 (12)
13. Laszlo SZABO (HUN) – Spanish GP No.3 (13)
14. Ramazan ABACHARAEV (RUS) – Ivan Poddubny No.1 (14)
15. Yaroslav FILCHAKOV (UKR) – World Cup No.1 (15)
16. Burhan AKBUDAK (TUR) – European U23 No.2 (16)
17. Patrick MARTINEZ (USA) – Spanish GP No.3 (17)
18. Raibek BISULTANOV (DEN) – Hungarian GP No.2 (18)
19. Ashkat DILMUKHAMEDOV (KAZ) – Asia No.3 (19)
20. Yousef GHADERIAN (IRI) – World No.3 (20)

85kg – Denis KUDLA (GER) won three of four bouts on criteria, including victories over world bronze medal winners Habibollah AKHLAGHI (IRI), 1-1, and Viktor LORINCZ (HUN), 3-3, in repechage for a Rio 2016 bronze medal.

1. David CHAKVETADZE (RUS) – Rio OG No.1 (3)
2. Zhan BELENYUK (UKR) – Rio OG No.2 (1)
3. Denis KUDLA (GER) – Rio OG No.3 (6)
4. Javid HAMZATOV (BLR) – Rio OG No.3 (13)
5. Viktor LORINCZ (HUN) – Rio OG No.5 (2)
6. Nikolai BAYRAKOV (BUL) – Rio OG No.5 (14)
7. Habibollah AKHLAGHI (IRI) – Rio OG No.7 (9)
8. Saman Ahmed TAHMASEBI (AZE) – 2015 World No.3 (5)
9. Robert KOBLIASHVILI (GEO) – Europe No.2 (8)
10. Rustam ASSAKALOV (UZB) – Pytlasinski Cup No.5 (4)
11. Alexej MISHIN (RUS) – European OG Qualifier No.1 (7)
12. Islam ABBASOV (AZE) – World Cup No.1 (10)
13. Tadeusz MICHALIK (POL) – Pytlasinski Cup No.3 (11)
14. Amer HRUSTANOVIC (AUT) – Schultz Memorial No.1 (nr)
15. Rami HIETANIEMI (FIN) – Haavisto Cup No.7 (nr)
16. Maksim MANUKYAN (ARM) – Trophee Milone No.2 (16)
17. Damian JANIKOWSKI (POL) – Pytlasinski Cup No.2 (12)
18. Ramsin AZIZSIR (GER) – German GP No.2 (17)
19. Metehan BASAR (TUR) – German GP No.3 (19)
20. Zakarias BERG (SWE) – European U23 No.3 (19)

98kg – Former world champion Elis GURI (BUL), who slipped out of the rankings after finishing 17th at the European championships and 16th at the Pytlasinski Cup, notched a pair of wins in the early rounds to claim seventh place for a second straight Olympic Games and No.8 in the rankings.

1. Artur ALEKSANYAN (ARM) – Rio OG No.1 (2)
2. Yasmany LUGO CABRERA (CUB) – Rio OG No.2 (8)
3. Ghasem REZAEI (IRI) – Rio OG No.3 (3)
4. Cenk ILDEM (TUR) – Rio OG No.3 (6)
5. Fredrik SCHOEN (SWE) – Rio OG No.5 (17)
6. Alin ALEXUC-CIURARIU (ROU) – Rio OG No.5 (19)
7. Nikita MELNIKOV (RUS) - Europe No.1 (1)
8. Elis GURI (BUL) – Rio OG No.7 (nr)
9. Islam MAGOMEDOV (RUS) – Rio OG No.8 (4)
10. Mahdi ALIYARI FEYZABADI (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (7)
11. Balasz KISS (HUN) – Pytlasinski Cup No.3 (15)
12. Aleksander HRABOVIK (BLR) – Europe No.3 (5)
13. Dimitri TIMCHENKO (UKR) – Ukraine Int’l No.1 (9)
14. Daigoro TIMONCINI (ITA) – Hungarian GP No.2 (10)
15. Timofej DZEYNICHENKO (BLR) – Pytlasinski Cup No.3 (14)
16. Muhammad Etka SEVER (GER) – European U23 No.1 (12)
17. Musa EVLOEV (RUS) – German GP No.1 (13)
18. XIAO Di (CHN) – Hungarian GP No.1 (11)
19. Luillys PEREZ MORA (VEN) – Spanish GP No.3 (20)
20. Ardo ARUSAAR (EST) – European OG Qualifier No.1 (16)

130kg – Sabah SHARIATI (AZE), fifth-place at the Las Vegas world meet, recorded a technical fall and fall in repechage to secure his first world level medal, leaping from No.15 to fourth in the rankings.

1. Mijain LOPEZ NUNEZ (CUB) – Rio OG No.1 (2)
2. Riza KAYAALP (TUR) – Rio OG No.2 (1)
3. Sergey SEMENOV (RUS) – Rio OG No.3 (6)
4. Sabah SHARIATI (AZE) – Rio OG No.3 (15)
5. Eduard POPP (GER) – Rio OG No.5 (4)
6. Heiki NABI (EST) – Rio OG No.5 (12)
7. Iakobi KAJAIA (GEO) – European U23 No.1 (11)
8. Johan Magnus EUREN (SWE) – Europe No.3 (5)
9. Aleksander CHERNETSKI (UKR) – Europe No.2 (3)
10. Bashir BABAJANZADEH (IRI) – Pytlasinski Cup No.3 (12)
11. Iosif CHUGOSHVILI (BLR) – Europe No.3 (8)
12. MENG Qiang (CHN) – Hungarian GP No.1 (10)
13. Murat RAMONOV (KGZ) – Asia No.2 (16)
14. Vitali SHCHUR (RUS) – German GP No.2 (10)
15. Nurmakhan TINALIEV (KAZ) – GGP Final No.2 (9)
16. Amir GHASEMI MONJAZI (IRI) – Asia No.1 (19)
17. Muminjon ABDULLAEV (UZB) – Ulaanbaatar OG Qualifier No.3 (18)
18. Mantas KNYSTAUTAS (LTU) – German GP No.3 (17)
19. Eduard SOGHOMONYAN (BRA) – Pan America No.2 (20)
20. Miloslav METODIEV (BUL) – Nikola Petrov No.2 (nr)