Japon

Avec le retour des lycéens sur les tapis, le Japon organise son premier tournoi national depuis février

By Ken Marantz

NIIGATA, Japon -- Seuls perçaient, stridents, les coups de sifflet des arbitres, soufflés derrière des visières de protections en plastique. A part les cris des entraîneurs aux quatres coins de la salle, les seuls encouragements audibles montaient, étouffés par les indispensables masques, des stands des coéquipiers des lutteurs.

Le Japon s'est encore rapproché d'un pas vers la normalité en cette époque de pandémie en tenant, de façon prudente et optimiste, son premier tournoi national depuis février dernier, la Coupe Kazama ou championnat national des collèges sur invitation, du 9 au 11 octobre.

Les protocoles de prévention sanitaire étaient fermement maintenus pour l'arrivée des plus de 300 collégiens de seconde et troisième années dans la ville portuaire de Niigata pour un tournoi initialement programmé au mois de mars -- et pour un temps simplement annulé.

Mais il y a moins d'un mois, les restrictions sur le sport et les événements de grande ampleur ont commencé à être levées, et la fédération de lutte située dans la préfecture de Niigata a relevé le défi d'accueillir ce qui se rapproche d'un modèle pour les tournois dans le futur proche.

A referee wearing a face shield keeps an eye on the action. (Japan Wrestling Federation photo)Un arbitre masqué observe l'action (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"J'ai l'impression que l'attente est finalement terminée,' dit Yoshihiko HARA, vice-président du comité organisateur du tournoi, pouvant enfin contempler l'événement en cours sous ses yeux et comprenant des compétitions par équipes séparées et des combats individuels.

"Nous avons besoin d'un mois pour nous préparer, mais le tournoi a été repoussé d'une semaine encore et nous avons dû attendre la décision jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois semaines. La préfecture de Niigata a grandement allégé les restrictions et nous avons pu accueillir la compétition."

La Coupe Kazama est l'un des trois tournois de la 'triple couronne' des garçons, avec l'Intercollège et les Jeux Nationaux (Kokutai). Ces deux derniers annulés pour de bon, les officiels de la lutte nationale souhaitaient donner aux seniors sortants un objectif final.

"Pour les élèves de troisième, c'est le dernier tournoi," déclare le Vice-Président de la Fédération japonaise de lutte Hideaki TOMIYAMA. "Avec l'annulation de l'Intercollège et des Kokutai, ils n'avaient plus rien. C'est bien qu'ils en aient un."

Tomiyama a repoussé la suggestion que la Fédération n'aille un peu trop vite en besogne en mettant la pression pour organiser la compétition.

Everyone entering the facility had their temperature automatically taken. (Japan Wrestling Federation photo)Chaque personne pénétrant sur les lieux voyait sa température prise (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"Voyant ce qui se passait dans les autres sports, les sports professionnels ont graduellement permis le retour des spectateurs," dit-il, se référant aux principaux sports professionnels japonais, le sumo, le basket et le football. "Il faut tout d'abord avancer. Tant que vous vous préparez minutieusement en prenant des contre-mesures fermes, cela peut-être fait."

Un précédent avait été établi le mois dernier, en quelque sorte, par l'accueil par la préfecture de Niigata du championnat national universitaire d'athlétisme.

"Avant cela, il y a eu une rencontre nationale universitaire d'athlétisme où les restrictions étaient très sévères," dit Hara, natif de Niigata, ancien quintuple champion du Japon de lutte libre et deux fois athlète olympique. "Les athlètes et les entraîneurs n'avaient pas le droit de quitter leur hôtel et devaient prendre un engagement écrit. 1'300 athlètes étaient présents."

Dissiper les craintes locales
Tandis que la ville de Niigata, située sur la côte de la Mer du Japon à environ 250 km au nord-ouest de Tokyo, a une population de 810,000 habitants, la préfecture éponyme dans laquelle elle se trouve demeure un mélange de régions rurales et montagneuses.

La préfecture a échappé au gros de l'épidémie -- il y a eu moins de 200 cas enregistrés et aucun décès à déplorer. C'est l'opposé de ce qui s'est passé à Tokyo, qui a continuellement enregistré de 100 à 200 cas par jour et recense environ le quart des 1,670 décès relevés au Japon. Les habitants locaux sont donc constamment inquiets que des personnes de l'extérieur puissent transmettre la maladie.

"Nous sommes loin de Tokyo et il y a eu beaucoup de plaintes au sujet de la tenue du tournoi," dit Hara. '''Pourquoi organiser un événement national ? Pourquoi les gens de Tokyo viennent-ils ici?' Il y a toujours une 'allergie' aux événements sportifs."

A wrestler bows to his opponent's corner after his match instead of shaking hands. (Japan Wrestling Federation photo)Un lutteur s'incline face au carré de ses adversaires après son combat au lieu qu'ils se serrent la main (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Au contraire des autres sports individuels tels que l'athlétisme, le tennis ou le golf, la lutte et les autres sports de contact se trouvent dans une situation bien plus compliquée losqu'il s'agit de contrecarrer le développement d'une infection. Ceci était vrai avant l'arrivée du coronavirus et l'est plus encore aujourd'hui.

Dans ces conditions, d'autres sports de contact, ainsi que les médias, étaient très intéressés par la manière dont la lutte gérerait la Coupe Kazama. Hara a pu constater que trois officiels nationaux de la boxe étaient venus en observateurs.

"C'est le premier tournoi national d'un sport de contact," dit-il. "Le rugby est annulé. Le judo aussi. Nous organisons le premier événement collégien à une échelle nationale, alors ça fait les gros titres. Les demandes d'interviews ne sont pas adressées à nous qui sommes impliqués dans la lutte, mais au médecin du site et aux volontaires prenant la température à l'entrée. Malgré tout, nous sommes contents."

Les règles étaient strictes et exclusives. Seuls les lutteurs, les entraîneurs et les officiels du tournoi avaient le droit d'être présents sur le site, le Centre général des sports Higashi, ce qui signifiait pas de membres de la famille, d'amis ou d'autres spectateurs. Comme la préparation des équipes était limitée, il avait été recommandé aux lutteurs de ne pas perdre de poids de façon excessive et une tolérance de 2 kilos adoptée.

Toute personne pénétrant dans l'arène devait soumettre un formulaire relevant sa température quotidienne des 14 derniers jours. Au pupitre de réception, des caméras infrarouges étaient installées pour prendre à nouveau la température des entrants. A l'intérieur tous, sauf les lutteurs en combat sur les quatre tapis, devaient porter un masque à tout moment.

L'accès à la salle d'échauffement était limité pour éviter tout attroupement. "Le plus gros problème fut de faire maintenir les distances sociales aux personnes présentes là-bas," dit Hara. Les arbitres sur les tapis portaient des protections faciales et, après chaque combat, les lutteurs s'inclinaient face à l'entraîneur de l'adversaire au lieu de la poignée de mains habituelle.

"Il faut prudemment gérer la zone de réception," commente Tomiyama. "Si vous faites cela, il n'y a pas vraiment de problème. Sans spectateur, nous pouvons vérifier toute personne qui vient ici."

Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) battles Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) in the 92kg final. (Japan Wrestling Federation photo)Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) aux prises avec Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) en final des 92kg (Photo : Fédération japonaise de lutte).

L'empreinte finale de la Mongolie
Le tournoi prévoyait 48 entrées dans la compétition par équipe et dans chacune des huit catégories de poids individuelles, sélectionnées des neuf régions japonaises et de Niigata. Le nombre d'allocations par région allait de huit pour Kanto (qui comprend Tokyo) et Kyushu à une pour Hokkaido. Le tirage réalisé en mars fut utilisé comme tel, il y eu donc de cinq à 10 absents par division.

Les festivités furent lancées par la compétition par équipe, tenue le premier jour et la matinée du second, dans un style de duels en knockout entre des groupes de sept lutteurs.

Le collège de la préfecture de Chiba, de l'Université japonaise des sciences sportives Kashiwa, a décroché son quatrième titre d'affilée en vainquant Saitama Sakae par 5-2 en finale. NSSU Kashiwa a atteint la finale en se défaisant d'une autre école de la préfecture de Saitama, Hanasaki Tokuharu, par 4-3 en demi-finale.

Le Mongolien Tuvaadorj BUKHCHULUUN a offert la victoire décisive en demi-finale des 125kg sur Hanasaki Tokuharu, pour devenir le seul des trois lutteurs de NSSU Kashiwa à remporter une couronne individuelle en finale, l'or des 92kg.

Bukhchuluun a aligné 4 victoires par supériorité technique sans concéder un seul point, avant d'écraser Kyo KITAWAKI, de l'Ecole Technique Nirasaki, préfecture de Yamanashi, par 6-0 en finale.

Pour Bukhchuluun, cette victoire ne marque pas seulement la fin de sa carrière de collégien, mais de sa carrière d'athlète de lutte libre aussi. Il déclare qu'il rejoindra l'équipe sumo de l'Université japonaise des sciences sportives l'année prochaine, son premier pas vers une carrière dans cette discipline, dominé ces dernières années par la Mongolie.

Bukhchuluun, qui parle un japonais de conversation, dit que ce changement est la réalisation d'une promesse faite à son père avant son décès en 2018. "Je voulais lutter à l'université, mais il voulais que je rejoigne les sumos," dit-il.

Bukhchuluun n'a débuté la lutte qu'en 2016, remportant le championnat junior des lycéens de Mongolie l'année suivante. Ceci attira l'attention de l'ancien yokozuna (grand champion) sumo Asashoryu, qui aida le jeune homme à entrer la NSSU Kashiwa comme étudiant étranger.

L'année dernière, Bukhchuluun a remporté le titre des 92kg de l'Intercollège et des Kokutai, vainquant les deux fois Atsushi Miura du Collège Amino, préfecture de Kyoto, en finale. C'était une revanche sur la défaite encaissée face à Miura en finale de la Kazama. Cette année, tous deux ont terminé victorieux, car Miura est passé en 125kg et a obtenu l'or pour son second titre.

Une différence de taille pour Bukhchuluun, qui se prépare à une carrière dans le sumo, est qu'il ne s'agira plus seulement d'atteindre un certain poids (bien qu'avec un poids naturel de 83kg, ce n'était pas vraiment un sujet inquiétude). Il lui faudra maintenant s'épaissir dans un sport où 100kg sont considérés comme un poids léger. "Je dois grossir pour gagner," dit-il.

Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), the son of an Olympic medalist, had to settle for the silver after a loss in the 55kg final to Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen).  (Japan Wrestling Federation photo)Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), fils d'un médaillé olympique, a dû se contenter de l'argent, vaincu en finale des 55kg par Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen) (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Des liens familiaux peu concluants
Les autres finales offraient une poignée de noms que les fans de luttent peuvent reconnaître, même si leurs propriétaires ont finalement obtenu des résultats mitigés.

Kaisei TANABE, de la NSSU Kashiwa, fils du médaillé olympique de bronze des JO d'Athènes de 2004 Chikara TANABE, a dû se contenter d'une médaille d'argent pour la deuxième année d'affilée, vaincu 4-2 en finale des 55kg par Kento YUMIYA du Inabe Sogo Gakuen de la préfecture de Mia.

Yumiya, champion des Kokutai, marche dans les pas de son grand frère Hayato, champion des 55kg en 2019, où il avait obtenu une sortie de tapis à 25 secondes de la fin alors que Tanabe menait 2-2 sur critères.

"La dernière partie de mes combats est mon point le plus faible," dit Tanabe. "Je dois y remédier pour le prochain tournoi."

Pour Tanabe, vaincu en finale des 51kg l'année dernière, ce combat était son onzième en trois jours, rencontres par équipe et combats individuels combinés.

"C'était dur, mais en venant au tournoi je voulais gagner les titres par équipe et le titre individuel aussi. Jusqu'à la demi-finale, j'étais bien," dit-il, ajoutant qu'il se sentait adéquatement préparé.

L'année prochaine, Tanabe rejoindra sa soeur aînée Yumeka TANABE, la championne du monde 2019 des U23 en 59kg, à l'Université japonaise des sciences sportives, où leur père est entraîneur. Son père aurait normalement été à ses côtés à Niigata si les restrictions ne l'en avait pas empêché.

"Il me donnait des conseils par téléphone," dit Kaisei. "C'était suffisant."

En finale des 51kg, Taiga ONISHI, de l'Ecole Technique de la préfecture de Saga, a décroché une victoire par supériorité technique 11-1 sur Akito MUKAIDA du Hanasaki Tokuharu, le plus jeune frère de la double championne du monde de lutte féminine Mayu MUKAIDA.

C'est le second titre majeur d'Onishi, vainqueur l'année passée du titre de lutte gréco-romaine des 55kg aux Kokutai.

The eight gold medalists gather for a group photo.  (Japan Wrestling Federation photo)Les huit médaillés d'or réunis pour une photo de groupe (Photo : Fédération japonaise de lutte)​​​​​​​

Entre-temps, Iori KOSHIBA, de l'Ecole Technique Tosu, fils du médaillé d'argent des Jeux d'Asie de 1998 Kenji KOSHIBA, a décroché son premier titre majeur grâce à une victoire par supériorité technique 10-0 sur Taishin YAMAJI de la Wakayama Kita en finale des 71kg.

Les lutteurs de Saitama Sakae ont ramené à la maison deux des trois autres médailles d'or en jeu, avec Kenji OGINO remportant les 60kg et Fumiya IGARASHI les 80kg. Ryosuke KERA, de la Hanasaki Tokuharu, a triomphé en 65kg.

Pour une photo d'époque, les huit meilleurs lutteurs de chaque catégorie de poids ont reçu leurs prix (médaille pour les quatre meilleurs, certificats pour les cinquièmes places) en portant leurs masques, qu'ils ont conservés pour la photo officielle. Les huit champions les ont ensuite enlevés pour une photo de groupe.

Bien que le tournoi a semblé s'être déroulé sans anicroche majeur, les officiels ont bien conscience qu'ils ne sont pas encore sortis d'affaire étant donné le temps qu'il faut pour que les potentiels symptômes d'infection soient détectés.

"Je ne crois pas que je vais pouvoir dormir les deux semaines suivant la fin du tournoi," a déclaré un officiel sur le site de la fédération avant la compétition. "Je serai inquiet que quelqu'un soit testé positif."

Lutte gréco-romaine : peu de changements dans les classements de mars

By William May

CORSIER-SUR-VEVEY (9 mars) – Ce mois a été plutôt calme pour le style classique, puisque les classements n'ont pas changé si ce n'est pour le dernier quart de chaque catégorie de poids. Le match le plus intéressant a été celui qui a opposé le médaillé d'argent des JO 2016 Shinobu OTA  et son rival japonais Kenichiro FUMITA. En finale à 59 kg à Cuba, Ota a gagné 8-7 face à Fumita et s'est vengé de sa défaite au Golden Grand Prix en décembre.

Le médaillé d'or des JO de Rio Ismael BORRERO (CUB) n'étant pas présent, Ota assure sa place de No. 2 dans les classements de mars à 59 kg, et Fumita, qui a remporté le prestigieux tournoi Pytlasinski en juin dernier, grimpe jusqu'à la cinquième place des poids plumes.

Le médaillé d'argent des JO de Londres en 2012 Heiki NABI (EST) est le seul autre lutteur classé dans le top 10 à avoir participé à la compétition en février. Nabi, qui a aussi remporté l'argent à Rio de Janeiro et qui est No. 5 à 130 kg, a gagné le bronze au Cerro Pelado International de Cuba.

YANG Bin (CHN), vainqueur du Grand Prix de Hongrie l'année passée, a gagné à 57 kg à Cuba et grimpe jusqu'à la 10e place des poids moyens, alors que le champion du monde et vice champion du GP de Paris Erik SZILVASSY (HUN) s'arroge la 12e place après avoir terminé troisième à 85 kg au Sirakov-Iliev International en Bulgarie.

Le vainqueur du GP de Paris Robert FRITSCH (HUN) a également avancé à 71 kg grâce à sa victoire à Varna et grimpe en 14e position après avoir été vice champion du tournoi Sirakov-Iliev.

Le Dave Schultz Memorial de Colorado Springs a également permis aux athlètes d'assurer leurs places dans les derniers quarts de classements de ce mois.

Kamal BEY (USA) est No. 18 à 75 kg après avoir remporté le Schultz et le Farrell Memorial en novembre, alors que le champion Pan American a 75 kg Geordan SPEILLER (USA) devient No. 19 après avoir remporté le Schultz et le Cerro Pelado à 80 kg.

Ben PROVISOR arrive pour la première fois dans les classements à 85 kg, et les finalistes du Schultz à 98 kg G’Angelo HANCOCK (USA) et Hayden ZILLMER (USA) sont No. 18 et No. 19 après le tournoi de Colorado Springs.

Les classements sont faits d'après le nom des lutteurs, leurs meilleurs ou plus récents résultats de ces 12 derniers mois, et leurs positions dans les classements précédents.

 

59kg – L'ancien médaillé de bronze des championnats du monde junior Islomjon BAKHRAMOV (UZB) a gagné par tombé et deux fois par supériorité technique au Petko Sirakov-Ivan Iliev International en Bulgarie et a remporté le tournoi à 59 kg. Il se classe en 19e position.

1. Ismael BORRERO MOLINA (CUB) – Rio OG No.1 (1)
2. Shinobu OTA (JPN) – Rio OG No.2 (2)
3. Stig Andre BERGE (NOR) – Rio OG No.3 (3)
4. Elmurat TASMURADOV (UZB) – Rio OG No.3 (4)
5. Kenichiro FUMITA (JPN) – GGP Final No.1 (7)
6. Mingiyan SEMENOV (RUS) – Poddubny GP No.1 (8)
7. Arsen ERALIEV (KGZ) – Rio OG No.5 (5)
8. Rovshan BAYRAMOV (AZE) – Rio OG No.5 (6)
9. Almat KEBISPAYEV (KAZ) – Turlykhanov Memorial No.1 (9)
10. Kanybek ZHOLCHUBEKOV (KGZ) – GGP Final No.3 (10)
11. WANG Lumin (CHN) – Rio 2016 OG No.8 (11)
12. Zhanbolat LOKAEV (RUS) – Poddubny GP No.2 (13)
13. Mohsen HAJIPOUR (IRI) – Paris GP No.1 (14)
14. Stepan MARYANYAN (RUS) – Poddubny GP No.3 (15)
15. YUN Won-Chol (PRK) – Asia No.5 (12)
16. Meirambek AINAGULOV (KAZ) – Paris GP No.2 (16)
17. Sergey EMELIN (RUS) – Poddubny GP No.3 (17)
18. Haitham Mahmoud FAHMY (EGY) – Pytlasinski Cup No.2 (18)
19. Islomjon BAKHRAMOV (UZB) – Sirakov-Iliev Int’l No.1 (Not Ranked)
20. Javier DUMENIGO (CUB) – Cerro Pelado Int’l No.3 (nr)

66kg – Shogo TAKAHASHI (JPN) a remporté deux fois l'argent, un fois au Schultz Memorial et une fois au Cerro Pelado International et se classe en 19e position, juste devant DONG Jinxin (CHN), qui a fait ses débuts sur la scène internationale à Cuba.

1. Davor STEFANEK (SRB) – Rio OG No.1 (1)
2. Migran ARUTUNYAN (ARM) – Rio OG No.2 (2)
3. Rasul CHUNAYEV (AZE) – Rio OG No.3 (3)
4. Shmagi BOLKVADZE (GEO) – Rio OG No.3 (4)
5. RYU Han-Soo (KOR) – Rio OG No.5 (5)
6. Tomohiro INOUE (JPN) – Rio OG No.5 (6)
7. Frank STAEBLER (GER) – German GP No.1 (7)
8. Artem SURKOV (RUS) – GGP Final No.1 (8)
9. Islambek ALBIEV (RUS) - Europe No.1 (9)
10. Tamas LORINCZ (HUN) – Spanish GP No.1 (10)
11. Aleksey KIYANKIN (RUS) – Poddobny GP No.1 (11)
12. Miguel MARTINEZ PALACIOS (CUB) – Spanish GP No.1 (13)
13. Zaur KABALOEV (RUS) – Poddubny GP No.2 (14)
14. Mehdi ZEIDVAND (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (12)
15. Karen ASLANYAN (ARM) – Paris GP No.1 (15)
16. CHOI Gi-Uk (KOR) – GGP Final No.3 (16)
17. Demeu ZHADRAYEV (KAZ) – Paris GP No.2@71 (17)
18. Mateusz BERNATEK (POL) – Paris GP No.2 (18)
19. Shogo TAKAHASHI (JPN) – Cerro Pelado Int’l No.2 (nr)
20. DONG Jinxin (CHN) – Cerro Pelado Int’l No.1 (nr)

71kg – Yosvani PENA FLORES (CUB) a à nouveau remporté le Cerro Pelado et Jefrin MEJIA SAMBULA (HON) a remporté la troisième place à Cuba après avoir terminé quatrième au Schultz Memorial il y a deux semaines.

1. Balint KORPASI (HUN) – World No.1 (1)
2. Daniel CATARAGA (MDA) – World No.2 (2)
3. Hasan ALIYEV (AZE) – World No.3 (3)
4. Ilie COJOCARI (ROU) – World No.3 (4)
5. Adam KURAK (RUS) – World No.5 (5)
6. Aleksander MAKSIMOVIC (SRB) – World No.5 (6)
7. Afshin BYABANGARD (IRI) – Asia No.1 (7)
8.  Varsham BORANYAN (ARM) – Europe No.1 (8)
9. Yuri DENISOV (RUS) – Poddubny GP No.2 (9)
10. Abuyazid MANTSIGOV (RUS) – Poddubny No.1 (13)
11. Artak MARGARYAN (FRA) – World No.7 (9)
12. Dawid KARECINSKI (POL) – Pytlasinski Cup No.2 (11)
13. Pavel LIAKH (BLR) – World University No.1 (12)
14. Robert FRITSCH (HUN) – Paris GP No.1 (16)
15. ZHANG Ridong (CHN) – GGP Final No.3 (13)
16. Ruslan TSAREV (KGZ) – GGP Final No.3 (15)
17. Timo BADUSCH (GER) – German GP No.2 (17)
18. Askhat ZHANBIROV (KAZ) – Asia No.2 (19)
19. Jefrin MEJIA SAMBULA (HON) – Cerro Pelado Int’l No.3 (nr)
20. Yosvani PENA FLORES (CUB) – Cerro Pelado Int’l No.1 (nr)

75kg –  Kamal BEY (USA) a remporté le tournoi Farrell et le Schultz Memorial et se classe en tant que No.18. Geordan SPEILLER (USA) a remporté deux titres à 80kg au Schultz Memorial ainsi qu'au Cerro Pelado et se classe juste derrière son compatriote.

1. Roman VLASOV (RUS) – Rio OG No.1 (1)
2. Mark MADSEN (DEN) – Rio OG No.2 (2)
3. KIM Hyeon-Woo (KOR) – Rio OG No.3 (3)
4. Saeid Mourad ABDVALI (IRI) – Rio OG No.3 (4)
5. Peter BACSI (HUN) – Rio OG No.5 (5)
6. Viktor NEMES (SRB) – GGP Final No.1 (6)
7. Elvin MURSALIYEV (AZE) – GGP Final No.2 (7)
8. Zurabi DATUNASHVILI (GEO) – Poddubny GP No.1@80 (8)
9. Chingiz LABAZANOV (RUS) – Poddubny GP No.1 (9)
10. YANG Bin (CHN) – Cerro Pelado Int’l No.1 (12)
11. Bozo STARCEVIC (CRO) – Rio OG No.5 (10)
12. Karapet CHALYAN (ARM) – Paris GP No.1 (14)
13. Aleksander CHEKHIRKIN (RUS) – Poddubny GP No.2 (14)
14. Doszhan KARTIKOV (KAZ) – Asia No.1 (11)
15. Arsen JULFALAKYAN (ARM) – Trophee Milone No.1 (13)
16. Zoltan LEVAI (HUN) – Paris GP No.3 (18)
17. Antonio KAMENJASEVIC (CRO) – Poddubny GP No.3 (17)
18. Kamal BEY (USA) – Schultz Memorial No.1 (nr)
19. Geordan SPEILLER (USA) – Cerro Pelado No.1@80 (nr)
20. Mahmoud SEBIE (EGY) – Schultz Memorial No.2@80 (nr)

80kg – Le médaillé de bronze des Championnats d'Asie Junior Jalgasby BERDIMURATOV (UZB) a gagné deux fois par supériorité technique à Varna et rejoint les classements en tant que No.20 après avoir remporté le tournoi Sirakov-Iliev.

1. Ramazan ABACHARAEV (RUS) – World No.1 (1)
2. Aslan ATEM (TUR) – World No.2 (2)
3. Laszlo SZABO (HUN) – World No.3 (3)
4. Jonibek OTABEKOV (UZB) – World No.3 (4)
5. Ashkat DILMUKHAMEDOV (KAZ) – World No.5 (5)
6. Nikolozi KELASOV (GEO) – World No.5 (6)
7. Rafik HUSEYNOV (AZE) – GGP Final No.1 (7)
8. Ramin TAHERISARTANG (IRI) – Paris GP No.1 (8)
9. Pascal EISELE (GER) – World Military No.1 (11)
10. Edgar BABAYAN (POL) – Europe No.2 (12)
11. Selcuk CEBI (TUR) – German GP No.1 (9)
12. Lasha GOBADZE (GEO) – European U23 No.1 (10)
13. Adlan AKIEV (RUS) – Poddubny GP No.2 (14)
14. Viktor SASUNOVSKI (BLR) – World University No.3 (13)
15. Alexandros KESSIDIS (SWE) – Paris GP No.3 (16)
16. Pavel POMINCHUK (BLR) – Pytlasinski Cup No.2 (15)
17. Daniel ALEKSANDROV (BUL) – Europe No.3 (18)
18. Peter NAGY (HUN) – Paris GP No.2 (19)
19. Daulet ZHAKSYLYKOV (KAZ) – Paris GP No.3 (20) 
20. Jalgasby BERDIMURATOV (UZB) – Sirakov-Iliev Int’l No.1 (nr)

85kg – Daniel GREGORICH HECHVARRIA (CUB) et Benjamin PROVISOR (USA) ont respectivement remporté le Cerro Pelado et le Schultz Memorial.

1. David CHAKVETADZE (RUS) – Rio OG No.1 (1)
2. Zhan BELENYUK (UKR) – Rio OG No.2 (2)
3. Denis KUDLA (GER) – Rio OG No.3 (3)
4. Javid HAMZATOV (BLR) – Rio OG No.3 (4)
5. Viktor LORINCZ (HUN) – Rio OG No.5 (5)
6. Nikolai BAYRAKOV (BUL) – Rio OG No.5 (6)
7. Islam ABBASOV (AZE) – GGP Final No.1 (8)
8. Tadeusz MICHALIK (POL) – GGP Final No.2 (9)
9. Evgeni SALEEV (RUS) – Poddubny GP No.3 (10)
10. Habibollah AKHLAGHI (IRI) – Rio OG No.7 (7)
11. Robert KOBLIASHVILI (GEO) – Poddubny GP No.2 (11)
12. Erik SZILVASSY (HUN) – Sirakov-Iliev Int’l No.3 (13)
13. Nikolai STADUB (BLR) – World University No.2 (14)
14. Maksim MANUKYAN (ARM) – Paris GP No.1 (14)
15. Alexej MISHIN (RUS) – European OG Qualifier No.1 (15)
16. Rustam ASSAKALOV (UZB) – Rio OG No.8 (16)
17. Damian JANIKOWSKI (POL) – Pytlasinski Cup No.2 (17)
18. Zakarias BERG (SWE) – Haparanda Cup No.1 (19)
19. Daniel GREGORICH HECHAVARRIA (CUB) – Cerro Pelado No.1 (nr)
20. Benjamin PROVISOR (USA) – Schultz Memorial No.1 (nr)

98kg – Le vainqueur du GP de Hongrie XIAO Di (CHN) revient dans cette catégorie de poids en tant que No.17 grâce à la médaille de bronze qu'il a remportée à Cuba et le médaillé des Championnats U23 Zsolt TOEROEK (HUN) se classe No. 10 après une victoire en Bulgarie.

1. Artur ALEKSANYAN (ARM) – Rio OG No.1 (1)
2. Yasmany LUGO CABRERA (CUB) – Rio OG No.2 (2)
3. Ghasem REZAEI (IRI) – Rio OG No.3 (3)
4. Cenk ILDEM (TUR) – Rio OG No.3 (4)
5. Nikita MELNIKOV (RUS) – Poddubny GP No.1 (5)
6. Musa EVLOEV (RUS) – Poddubny GP No.2 (8)
7. Fredrik SCHOEN (SWE) – Rio OG No.5 (5)
8. Alin ALEXUC-CIURARIU (ROU) – Rio OG No.5 (7)
9. Aleksander HRABOVIK (BLR) – GGP Final No.2 (11)
10. Mahdi ALIYARI FEYZABADI (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (9)
11. Islam MAGOMEDOV (RUS) – Rio OG No.8 (10)
12. Felix BALDAUF (NOR) – Paris GP No.1 (14)
13. Maksim SAFARYAN (RUS) – Poddubny GP No.3 (15)
14. Elis GURI (BUL) – Rio OG No.7 (12)
15. Balasz KISS (HUN) – Pytlasinski Cup No.3 (13)
16. Timofej DZEYNICHENKO (BLR) – Pytlasinski Cup No.3 (18)
17. XIAO Di (CHN) – Cerro Pelado No.3 (nr)
18. G’Angelo HANCOCK (USA) – Schultz Memorial No.1 (nr)
19. Hayden ZILLMER (USA) – Schultz Memorial No.2 (20)
20. Zsolt TOEROEK (HUN) – Sirakov-Iliev Int’l No.1 (nr)

 

130kg – Le champion Pan American Oscar PINO HINDS (CUB) a battu Heiki NABI (EST), 2-1, lors de leur match d'ouverture au Cerro Pelado et devient No. 18 dans les classements.

1. Mijain LOPEZ NUNEZ (CUB) – Rio OG No.1 (1)
2. Riza KAYAALP (TUR) – Rio OG No.2 (2)
3. Sergey SEMENOV (RUS) – Rio OG No.3 (3)
4. Sabah SHARIATI (AZE) – Rio OG No.3 (4)
5. Heiki NABI (EST) – Rio OG No.5 (6)
6. Eduard POPP (GER) – Rio OG No.5 (5)
7. Aleksander CHERNETSKI (UKR) – GGP Final No.3 (8)
8. Iakobi KAJAIA (GEO) – European U23 No.1 (7)
9. Iosif CHUGOSHVILI (BLR) – Turlykhanov Memorial No.2 (9)
10. Balint LAM (HUN) – World University No.1 (12)
11. Kiril GRISHCHENKO (BLR) – GGP Final No.2 (13)
12. Johan Magnus EUREN (SWE) – Europe No.3 (10)
13. MENG Qiang (CHN) – Hungarian GP No.1 (11)
14. Vitali SHCHUR (RUS) – German GP No.2 (14)
15. Murat RAMONOV (KGZ) – Asia No.2 (15)
16. Aleksey GRISHIN (RUS) – Poddubny GP No.3 (16)
17. Zviadi PATARIDZE (GEO) – Turlykhanov Memorial No.1 (17)
18. Oscar PINO HINDS (CUB) – Cerro Pelado Int’l No.1 (nr)
19. Amir GHASEMI MONJAZI (IRI) – Paris GP No.1 (18)
20. Tuomas LAHTI (FIN) – Herman Kare Int’l No.2 (19)