Japon

Avec le retour des lycéens sur les tapis, le Japon organise son premier tournoi national depuis février

By Ken Marantz

NIIGATA, Japon -- Seuls perçaient, stridents, les coups de sifflet des arbitres, soufflés derrière des visières de protections en plastique. A part les cris des entraîneurs aux quatres coins de la salle, les seuls encouragements audibles montaient, étouffés par les indispensables masques, des stands des coéquipiers des lutteurs.

Le Japon s'est encore rapproché d'un pas vers la normalité en cette époque de pandémie en tenant, de façon prudente et optimiste, son premier tournoi national depuis février dernier, la Coupe Kazama ou championnat national des collèges sur invitation, du 9 au 11 octobre.

Les protocoles de prévention sanitaire étaient fermement maintenus pour l'arrivée des plus de 300 collégiens de seconde et troisième années dans la ville portuaire de Niigata pour un tournoi initialement programmé au mois de mars -- et pour un temps simplement annulé.

Mais il y a moins d'un mois, les restrictions sur le sport et les événements de grande ampleur ont commencé à être levées, et la fédération de lutte située dans la préfecture de Niigata a relevé le défi d'accueillir ce qui se rapproche d'un modèle pour les tournois dans le futur proche.

A referee wearing a face shield keeps an eye on the action. (Japan Wrestling Federation photo)Un arbitre masqué observe l'action (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"J'ai l'impression que l'attente est finalement terminée,' dit Yoshihiko HARA, vice-président du comité organisateur du tournoi, pouvant enfin contempler l'événement en cours sous ses yeux et comprenant des compétitions par équipes séparées et des combats individuels.

"Nous avons besoin d'un mois pour nous préparer, mais le tournoi a été repoussé d'une semaine encore et nous avons dû attendre la décision jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois semaines. La préfecture de Niigata a grandement allégé les restrictions et nous avons pu accueillir la compétition."

La Coupe Kazama est l'un des trois tournois de la 'triple couronne' des garçons, avec l'Intercollège et les Jeux Nationaux (Kokutai). Ces deux derniers annulés pour de bon, les officiels de la lutte nationale souhaitaient donner aux seniors sortants un objectif final.

"Pour les élèves de troisième, c'est le dernier tournoi," déclare le Vice-Président de la Fédération japonaise de lutte Hideaki TOMIYAMA. "Avec l'annulation de l'Intercollège et des Kokutai, ils n'avaient plus rien. C'est bien qu'ils en aient un."

Tomiyama a repoussé la suggestion que la Fédération n'aille un peu trop vite en besogne en mettant la pression pour organiser la compétition.

Everyone entering the facility had their temperature automatically taken. (Japan Wrestling Federation photo)Chaque personne pénétrant sur les lieux voyait sa température prise (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"Voyant ce qui se passait dans les autres sports, les sports professionnels ont graduellement permis le retour des spectateurs," dit-il, se référant aux principaux sports professionnels japonais, le sumo, le basket et le football. "Il faut tout d'abord avancer. Tant que vous vous préparez minutieusement en prenant des contre-mesures fermes, cela peut-être fait."

Un précédent avait été établi le mois dernier, en quelque sorte, par l'accueil par la préfecture de Niigata du championnat national universitaire d'athlétisme.

"Avant cela, il y a eu une rencontre nationale universitaire d'athlétisme où les restrictions étaient très sévères," dit Hara, natif de Niigata, ancien quintuple champion du Japon de lutte libre et deux fois athlète olympique. "Les athlètes et les entraîneurs n'avaient pas le droit de quitter leur hôtel et devaient prendre un engagement écrit. 1'300 athlètes étaient présents."

Dissiper les craintes locales
Tandis que la ville de Niigata, située sur la côte de la Mer du Japon à environ 250 km au nord-ouest de Tokyo, a une population de 810,000 habitants, la préfecture éponyme dans laquelle elle se trouve demeure un mélange de régions rurales et montagneuses.

La préfecture a échappé au gros de l'épidémie -- il y a eu moins de 200 cas enregistrés et aucun décès à déplorer. C'est l'opposé de ce qui s'est passé à Tokyo, qui a continuellement enregistré de 100 à 200 cas par jour et recense environ le quart des 1,670 décès relevés au Japon. Les habitants locaux sont donc constamment inquiets que des personnes de l'extérieur puissent transmettre la maladie.

"Nous sommes loin de Tokyo et il y a eu beaucoup de plaintes au sujet de la tenue du tournoi," dit Hara. '''Pourquoi organiser un événement national ? Pourquoi les gens de Tokyo viennent-ils ici?' Il y a toujours une 'allergie' aux événements sportifs."

A wrestler bows to his opponent's corner after his match instead of shaking hands. (Japan Wrestling Federation photo)Un lutteur s'incline face au carré de ses adversaires après son combat au lieu qu'ils se serrent la main (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Au contraire des autres sports individuels tels que l'athlétisme, le tennis ou le golf, la lutte et les autres sports de contact se trouvent dans une situation bien plus compliquée losqu'il s'agit de contrecarrer le développement d'une infection. Ceci était vrai avant l'arrivée du coronavirus et l'est plus encore aujourd'hui.

Dans ces conditions, d'autres sports de contact, ainsi que les médias, étaient très intéressés par la manière dont la lutte gérerait la Coupe Kazama. Hara a pu constater que trois officiels nationaux de la boxe étaient venus en observateurs.

"C'est le premier tournoi national d'un sport de contact," dit-il. "Le rugby est annulé. Le judo aussi. Nous organisons le premier événement collégien à une échelle nationale, alors ça fait les gros titres. Les demandes d'interviews ne sont pas adressées à nous qui sommes impliqués dans la lutte, mais au médecin du site et aux volontaires prenant la température à l'entrée. Malgré tout, nous sommes contents."

Les règles étaient strictes et exclusives. Seuls les lutteurs, les entraîneurs et les officiels du tournoi avaient le droit d'être présents sur le site, le Centre général des sports Higashi, ce qui signifiait pas de membres de la famille, d'amis ou d'autres spectateurs. Comme la préparation des équipes était limitée, il avait été recommandé aux lutteurs de ne pas perdre de poids de façon excessive et une tolérance de 2 kilos adoptée.

Toute personne pénétrant dans l'arène devait soumettre un formulaire relevant sa température quotidienne des 14 derniers jours. Au pupitre de réception, des caméras infrarouges étaient installées pour prendre à nouveau la température des entrants. A l'intérieur tous, sauf les lutteurs en combat sur les quatre tapis, devaient porter un masque à tout moment.

L'accès à la salle d'échauffement était limité pour éviter tout attroupement. "Le plus gros problème fut de faire maintenir les distances sociales aux personnes présentes là-bas," dit Hara. Les arbitres sur les tapis portaient des protections faciales et, après chaque combat, les lutteurs s'inclinaient face à l'entraîneur de l'adversaire au lieu de la poignée de mains habituelle.

"Il faut prudemment gérer la zone de réception," commente Tomiyama. "Si vous faites cela, il n'y a pas vraiment de problème. Sans spectateur, nous pouvons vérifier toute personne qui vient ici."

Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) battles Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) in the 92kg final. (Japan Wrestling Federation photo)Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) aux prises avec Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) en final des 92kg (Photo : Fédération japonaise de lutte).

L'empreinte finale de la Mongolie
Le tournoi prévoyait 48 entrées dans la compétition par équipe et dans chacune des huit catégories de poids individuelles, sélectionnées des neuf régions japonaises et de Niigata. Le nombre d'allocations par région allait de huit pour Kanto (qui comprend Tokyo) et Kyushu à une pour Hokkaido. Le tirage réalisé en mars fut utilisé comme tel, il y eu donc de cinq à 10 absents par division.

Les festivités furent lancées par la compétition par équipe, tenue le premier jour et la matinée du second, dans un style de duels en knockout entre des groupes de sept lutteurs.

Le collège de la préfecture de Chiba, de l'Université japonaise des sciences sportives Kashiwa, a décroché son quatrième titre d'affilée en vainquant Saitama Sakae par 5-2 en finale. NSSU Kashiwa a atteint la finale en se défaisant d'une autre école de la préfecture de Saitama, Hanasaki Tokuharu, par 4-3 en demi-finale.

Le Mongolien Tuvaadorj BUKHCHULUUN a offert la victoire décisive en demi-finale des 125kg sur Hanasaki Tokuharu, pour devenir le seul des trois lutteurs de NSSU Kashiwa à remporter une couronne individuelle en finale, l'or des 92kg.

Bukhchuluun a aligné 4 victoires par supériorité technique sans concéder un seul point, avant d'écraser Kyo KITAWAKI, de l'Ecole Technique Nirasaki, préfecture de Yamanashi, par 6-0 en finale.

Pour Bukhchuluun, cette victoire ne marque pas seulement la fin de sa carrière de collégien, mais de sa carrière d'athlète de lutte libre aussi. Il déclare qu'il rejoindra l'équipe sumo de l'Université japonaise des sciences sportives l'année prochaine, son premier pas vers une carrière dans cette discipline, dominé ces dernières années par la Mongolie.

Bukhchuluun, qui parle un japonais de conversation, dit que ce changement est la réalisation d'une promesse faite à son père avant son décès en 2018. "Je voulais lutter à l'université, mais il voulais que je rejoigne les sumos," dit-il.

Bukhchuluun n'a débuté la lutte qu'en 2016, remportant le championnat junior des lycéens de Mongolie l'année suivante. Ceci attira l'attention de l'ancien yokozuna (grand champion) sumo Asashoryu, qui aida le jeune homme à entrer la NSSU Kashiwa comme étudiant étranger.

L'année dernière, Bukhchuluun a remporté le titre des 92kg de l'Intercollège et des Kokutai, vainquant les deux fois Atsushi Miura du Collège Amino, préfecture de Kyoto, en finale. C'était une revanche sur la défaite encaissée face à Miura en finale de la Kazama. Cette année, tous deux ont terminé victorieux, car Miura est passé en 125kg et a obtenu l'or pour son second titre.

Une différence de taille pour Bukhchuluun, qui se prépare à une carrière dans le sumo, est qu'il ne s'agira plus seulement d'atteindre un certain poids (bien qu'avec un poids naturel de 83kg, ce n'était pas vraiment un sujet inquiétude). Il lui faudra maintenant s'épaissir dans un sport où 100kg sont considérés comme un poids léger. "Je dois grossir pour gagner," dit-il.

Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), the son of an Olympic medalist, had to settle for the silver after a loss in the 55kg final to Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen).  (Japan Wrestling Federation photo)Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), fils d'un médaillé olympique, a dû se contenter de l'argent, vaincu en finale des 55kg par Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen) (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Des liens familiaux peu concluants
Les autres finales offraient une poignée de noms que les fans de luttent peuvent reconnaître, même si leurs propriétaires ont finalement obtenu des résultats mitigés.

Kaisei TANABE, de la NSSU Kashiwa, fils du médaillé olympique de bronze des JO d'Athènes de 2004 Chikara TANABE, a dû se contenter d'une médaille d'argent pour la deuxième année d'affilée, vaincu 4-2 en finale des 55kg par Kento YUMIYA du Inabe Sogo Gakuen de la préfecture de Mia.

Yumiya, champion des Kokutai, marche dans les pas de son grand frère Hayato, champion des 55kg en 2019, où il avait obtenu une sortie de tapis à 25 secondes de la fin alors que Tanabe menait 2-2 sur critères.

"La dernière partie de mes combats est mon point le plus faible," dit Tanabe. "Je dois y remédier pour le prochain tournoi."

Pour Tanabe, vaincu en finale des 51kg l'année dernière, ce combat était son onzième en trois jours, rencontres par équipe et combats individuels combinés.

"C'était dur, mais en venant au tournoi je voulais gagner les titres par équipe et le titre individuel aussi. Jusqu'à la demi-finale, j'étais bien," dit-il, ajoutant qu'il se sentait adéquatement préparé.

L'année prochaine, Tanabe rejoindra sa soeur aînée Yumeka TANABE, la championne du monde 2019 des U23 en 59kg, à l'Université japonaise des sciences sportives, où leur père est entraîneur. Son père aurait normalement été à ses côtés à Niigata si les restrictions ne l'en avait pas empêché.

"Il me donnait des conseils par téléphone," dit Kaisei. "C'était suffisant."

En finale des 51kg, Taiga ONISHI, de l'Ecole Technique de la préfecture de Saga, a décroché une victoire par supériorité technique 11-1 sur Akito MUKAIDA du Hanasaki Tokuharu, le plus jeune frère de la double championne du monde de lutte féminine Mayu MUKAIDA.

C'est le second titre majeur d'Onishi, vainqueur l'année passée du titre de lutte gréco-romaine des 55kg aux Kokutai.

The eight gold medalists gather for a group photo.  (Japan Wrestling Federation photo)Les huit médaillés d'or réunis pour une photo de groupe (Photo : Fédération japonaise de lutte)​​​​​​​

Entre-temps, Iori KOSHIBA, de l'Ecole Technique Tosu, fils du médaillé d'argent des Jeux d'Asie de 1998 Kenji KOSHIBA, a décroché son premier titre majeur grâce à une victoire par supériorité technique 10-0 sur Taishin YAMAJI de la Wakayama Kita en finale des 71kg.

Les lutteurs de Saitama Sakae ont ramené à la maison deux des trois autres médailles d'or en jeu, avec Kenji OGINO remportant les 60kg et Fumiya IGARASHI les 80kg. Ryosuke KERA, de la Hanasaki Tokuharu, a triomphé en 65kg.

Pour une photo d'époque, les huit meilleurs lutteurs de chaque catégorie de poids ont reçu leurs prix (médaille pour les quatre meilleurs, certificats pour les cinquièmes places) en portant leurs masques, qu'ils ont conservés pour la photo officielle. Les huit champions les ont ensuite enlevés pour une photo de groupe.

Bien que le tournoi a semblé s'être déroulé sans anicroche majeur, les officiels ont bien conscience qu'ils ne sont pas encore sortis d'affaire étant donné le temps qu'il faut pour que les potentiels symptômes d'infection soient détectés.

"Je ne crois pas que je vais pouvoir dormir les deux semaines suivant la fin du tournoi," a déclaré un officiel sur le site de la fédération avant la compétition. "Je serai inquiet que quelqu'un soit testé positif."

Lutte féminine : Larroque domine Fransson et les juniors montent dans les classements d'United World Wrestling

By William May

CORSIER-SUR-VEVEY (March 8) – Junior world champion Koumba LARROQUE (FRA) upset local favorite Jenny FRANSSON (SWE) at the Klippan Ladies Open in February as younger wrestlers continued their advance in the United World Wrestling rankings for women’s wrestling.

Larroque’s victory at 69kg over Rio 2016 bronze medalist Fransson in Klippan was her second triumph of 2017 and lifted the 18-year-old to No.7 after spending the second half of 2016 ranked between 16th-19th at 63kg.

At light heavyweight, Larroque falls in behind the four Olympic Games medalists, including Fransson, as well as Schultz Memorial winner at 75kg Masako FURUICHI (JPN), a three-time junior world champ who is eyeing a move to the heavyweight for Tokyo 2020.

Meanwhile, cadet world champ Yui SUSAKI (JPN) continued her climb through the flyweight rankings with a victory in Klippan, lifting her to No.5 at 48kg, while teammate Haruna OKUNO (JPN) went from unranked to No.9 at 53kg with three technical falls and a 3-2 win over 2012 world champ Vanesa KALADZINSKAYA (BLR).

From the junior ranks, world champ Yuzuru KUMANO (JPN) debuts at No.9 after a taking third place at 58kg following hard-fought semifinal loss to Yarygin Grand Prix winner Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ).

Despite the success of the younger wrestlers in February, the biggest move of the month was recorded by Valeria LAZINSKAYA (RUS), who went from unranked to No.7 at 63kg after denying Petra OLLI (FIN) a fifth straight Klippan title in the women’s middleweight final.

Lazinskaya, a European Games gold medalist in June 2015, appeared to be in a slight slump since finishing 24th at the Las Vegas world championships. She slipped out of the rankings in January after an eighth-place finish at the Yarygin Grand Prix.

Also at the women’s winter classic, Olli defeated Rio 2016 silver medalist Maria MAMASHUK (BLR) in her opening bout. Other medalists to stumble in Klippan were Fransson, bronze medalist Monika MICHALIK (POL) and gold medalist Erica WIEBE (CAN).

Wiebe became the first of the six Rio 2016 gold medalists to suffer a loss, coming up short, 10-7, in a rally against rival Justina DISTACIO (CAN) in the 75kg final.

The lone Rio 2016 medalist to survive in Klippan with her record intact was silver medalist and second-ranked Valerie KOBLOVA-ZHOLOBOVA (RUS), who won a pair of bouts at 58kg and accepted an injury default from Tynybekova in the final.

Wrestlers in the rankings are listed by name, country code, most notable or most recent result over the last 12 months, and their position in the previous rankings.

48kg – Pan American champion Jasmine MIAN (CAN) returned to action after Rio 2016 and rolled to a second place in Klippan Open with three one-sided wins to return to the rankings at No.14.

1. Eri TOSAKA (JPN) – Rio OG No.1 (1)
2. Mariya STADNIK (AZE) – Rio OG No.2 (2)
3. SUN Yanan (CHN) – Rio OG No.3 (3)
4. Elitsa YANKOVA (BUL) – Rio OG No.3 (4)
5. Yui SUSAKI (JPN) – Klippan Open No.1 (7)
6. Valerie CHEPSARAKOVA (RUS) – Klippan Open No.3 (9)
7. Daria LEKSINA (RUS) – Yarygin GP No.2 (11)
8. Victoria ANTHONY (USA) – GGP Final No.3 (8)
9. Patricia BERMUDEZ (ARG) – Rio OG No.5 (5)
10. Jyldyz ESHIMOVA (KAZ) – Rio OG No.5 (6)
11. Milana DADASHEVA (RUS) – Yarygin GP No.3 (12)
12. Miho IGARASHI (JPN) – GGP Final No.2 (13)
13. Carolina CASTILLO HIDALGO (COL) – Poland Open No.2 (10)
14. Jasmine MIAN (CAN) – Klippan Open No.2 (Not Ranked)
15. Jessica BLASZKA (NED) – Paris GP No.1 (18)
16. Haley AUGELLO (USA) – Rio OG No.9 (14)
17. Miglena SELISHKA (BUL) – Sirakov-Iliev Int’l No.1 (nr)
18. Alina VUC (ROU) – World Military No.1 (15)
19. Iwona MATKOWSKA (POL) – World Military No.2 (16)
20. KIM Hyon-Gyong (PRK) – Ulaanbaatar OG Qualifier No.1 (17)

53kg – Paris Grand Prix titlist Katarzyna KRAWCZYK (POL) dropped her opening bout in Klippan to eventual champion Haruna OKUNO (JPN) but stormed back with three one-sided wins for third place and No.6 in the rankings.

1. Helen MAROULIS (USA) – Rio OG No.1 (1)
2. Saori YOSHIDA (JPN) – Rio OG No.2 (2)
3. Sofia MATTSSON (SWE) – Rio OG No.3 (3)
4. Natalya SINISHIN (AZE) – Rio OG No.3 (4)
5. ZHONG Xuechun (CHN) – Rio OG No.5 (5)
6. Katarzyna KRAWCZYK (POL) – Klippan Open No.3 (8)
7. Odunayo ADEKUOROYE (NGR) – GGP Final No.1 (7)
8. Betzabeth ARGUELLO (VEN) – Rio OG No.5 (6)
9. Haruna OKUNO (JPN) – Klippan Open No.1 (nr)
10. Vanesa KALADZINSKAYA (BLR) – Klippan No.2 (nr)
11. Samantha STEWART (CAN) – Paris GP No.2 (10)
12. Nadeshda SHUSHKO (BLR) – Paris GP No.2@55 (14)
13. Stalvira ORSHUSH (RUS) – Klippan Open No.3 (nr)
14. Brianne BARRY (CAN) – Schultz Memorial No.1 (nr)
15. JONG Myong-Suk (PRK) – Rio OG No.7 (9)
16. Nina HEMMER (GER) – Spanish GP No.3 (11)
17. Irina KURACHKINA (BLR) – Europe No.2 (12)
18. Bediha GUN (TUR) – World University No.1 (13)
19. Ekaterina POLESHCHUK (RUS) – Yarygin GP No.3 (19)
20. ERDENECHIMEG Sumiya (MGL) – Yarygin GP No.3 (20)

55kg – Zalina SIDAKOVA (BLR) defeated compatriot Katsiaryna HANCHAR (BLR), 9-1, in the Klippan final for No.5 in the rankings as three wrestlers from Belarus crowded onto the medals podium along with Paris Grand Prix winner Ramona GALAMBOS (HUN).

1. Mayu MUKAIDA (JPN) – World No.1 (1)
2. Irina OLOGONOVA (RUS) – World No.2 (2)
3. DAVAASUKH Otgontsetseg (MGL) – World No.3 (3)
4. Ramona GALAMBOS (HUN) – Paris GP No.1 (5)
5. Zalina SIDAKOVA (BLR) – Klippan Open No.1 (7)
6. Katsiaryna HANCHAR (BLR) – Klippan Open No.2 (8)
7. Aiym ABDILDINA (KAZ) – World No.3 (4)
8. Tatyana KIT (UKR) – Poland Open No.1 (6)
9. Olena KREMZER (UKR) – European U23 No.1 (9)
10. Sae NANJO (JPN) – Yarygin GP No.1 (10)
11. Nina MENKENOVA (RUS) – GGP Final No.2 (11)
12. Aleksandra ANDREEVA (RUS) – Yarygin GP No.3 (12)
13. PANG Qianyu (CHN) – Asia No.1 (13)
14. Sarah HILDEBRANDT (USA) – Yarygin GP No.2 (14)
15. Iulia LEORDA (MDA) – World University No.3 (15)
16. Roksana ZASINA (POL) – Poland Open No.2 (16)
17. Becka LEATHERS (USA) – Schultz Memorial No.1 (nr)
18. ALTANTSETSEG Battsetseg (MGL) – Yarygin GP No.3 (18)
19. Jacqueline SCHELLIN (GER) – World Military No.3 (19)
20. Alyona KOLESNIK (AZE) – GGP Final No.3 (20)

58kg – Paris Grand Prix winner Michelle FAZZARI (CAN) added a bronze medal from the Klippan Open to bound from 16th to No.7 in the rankings while junior world champ Yuzuru KUMANO (JPN) enters the rankings at No.9 after winning a bronze medal in Sweden for a second year in a row.

1. Kaori ICHO (JPN) – Rio OG No.1 (1)
2. Valeria KOBLOVA-ZHOLOBOVA (RUS) – Rio OG No.2 (2)
3. Marwa AMRI (TUN) – Rio OG No.3 (3)
4. Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ) – Yarygin GP No.1 (5)
5. Sakshi MALIK (IND) – Rio OG No.3 (4)
6. PUREVDORJ Orkhon (MGL) – Yarygin GP No.1@63 (6)
7. Michelle FAZZARI (CAN) – Klippan Open No.3 (16)
8. Veronika CHUMIKOVA (RUS) – Yarygin GP No.2 (12)
9. Yuzuru KUMANO (JPN) – Klippan Open No.3 (nr)
10. Grace BULLEN (NOR) – GGP Final No.1 (11)
11. Yulia RATKEVICH (AZE) – Rio OG No.5 (7)
12. Johanna MATTSSON (SWE) – German GP No.1 (8)
13. Elif Jale YESILIRMAK (TUR) – Rio OG No.9 (9)
14. Jackeline RENTERIA CASTILLO (COL) – Pan America No.1 (10)
15. ZHOU Zhangting (CHN) – Cerro Pelado Int’l No.1 (nr)
16. Mimi HRISTOVA (BUL) – Europe No.3 (13)
17. Lyubov OVCHAROVA (RUS) – German GP No.3 (14)
18. Yaquelin ESTORNELL (CUB) – GGP Final No.2 (18)
19. Luisa NIEMESCH (GER) – Flatz Open No.1 (20)
20. Akie HANAI (JPN) – Klippan Open No.5 (nr)

60kg – Yarygin runner-up Yulia PRONTSEVICH (RUS) edged cadet world champ Atena KODAMA (JPN) in her opening bout then rolled up a pair of technical falls to claim the 60kg crown in Klippan and No.8 in the rankings.

1. PEI Xingru (CHN) – World No.1 (1)
2. Allison RAGAN (USA) – World No.2 (2)
3. Emese BARKA (HUN) – World No.3 (3)
4. Petra OLLI (FIN) – Klippan Open No.2@63 (7)
5. Yui SAKANO (JPN) – Schultz Memorial No.1 (6)
6. Linda MORAIS (CAN) – World No.3 (4)
7. Ayaulaylm KASYMOVA (KAZ) – World No.5 (5)
8. Yulia PRONTSEVICH (RUS) – Klippan Open No.1 (10)
9. Oksana HERHEL (UKR) – Europe No.2 (8)
10. Katsuki SAKAGAMI (JPN) – Yarygin GP No.1 (9)
11. Ayaka Ito (JPN) – Yarygin GP No.3@63 (17)
12. Zhargalma TSYRENOVA (RUS) – Yarygin GP No.3 (19)
13. Ulyana TUKURENOVA (RUS) – Klippan Open No.2 (nr)
14. Tatyana OMELCHENKO (AZE) – European U23 No.1 (12)
15. BAATARJAV Shoovdor (MGL) – Poland Open No.2 (11)
16. Veronika IVANOVA (BLR) – World University No.3 (16)
17. Therese PERSSON (SWE) – German GP No.2 (13)
18. Laura MERTENS (GER) – World No. 7 (15)
19. Gabriella SLEISZ (HUN) – Klippan Open No.3 (nr)
20. Maria MATYUSHENKO (RUS) – Sirakov-Iliev Int’l No.1 (nr)

63kg – Rio 2016 Olympian XU Rui (CHN) rolled over four opponents, including Pan Am Games silver medalist Yaquelin ESTORNELL (CUB), to snare her first international crown at the Cerro Pelado International in Cuba and climb to No.6 in the rankings.

1. Risako KAWAI (JPN) – Rio OG No.1 (1)
2. Maria MAMASHUK (BLR) – Rio OG No.2 (2)
3. Ekaterina LARIONOVA (KAZ) – Rio OG No.3 (3)
4. Inna TRAZHUKOVA (RUS) – Yarygin GP No.2 (5)
5. Yulia TKACH (UKR) – GGP Final No.1 (7)
6. XU Rui (CHN) – Cerrado Pelado No.1 (8)
7. Valeria LAZINSKAYA (RUS) – Klippan Open No.1 (nr)
8. Henna JOHANSSON (SWE) – Klippan Open No.3 (11)
9. Monica MICHALIK (POL) – Rio OG No.3 (4)
10. Anastasija GRIGORJEVA (LAT) – Europe No.1 (9)
11. SORONZONBOLD Battsetseg (MGL) – Poland Open No.3 (10)
12. Taybe YUSEIN (BUL) – Yarygin GP No.3 (14)
13. Marianna SASTIN (HUN) – GGP Final No.3 (13)
14. Hafize SAHIN (TUR) – Rio 2016 OG No.8 (12)
15. Ayana GEMPEI (JPN) – GGP Final No.3 (17)
16. Anzhela FOMENKA (RUS) – World University No.1 (18)
17. Moa NYGREN (SWE) – Paris GP No.2 (19)
18. Kriszta INCZE (ROU) – World University No.2 (20)
19. WANG Xiaoqian (CHN) – Cerro Pelado No.1 (nr)
20. Janet SOVERO NINO (PER) – Cerro Pelado No.2 (nr)

69kg – Cadet world champion Khanum VELIEVA (RUS) is making some noise of her own in the senior events, earning No.17 in the rankings with a fifth place at the Yarygin Grand Prix in January and the title at the Sirakov-Iliev International in Bulgaria.

1. Sara DOSHO (JPN) – Rio OG No.1 (1)
2. Natalia VOROBIEVA (RUS) – Rio OG No.2 (2)
3. Jenny FRANSSON (SWE) – Rio OG No.3 (3)
4. Elmira SYZDYKOVA (KAZ) – Rio OG No.3 (4)
5. Masako FURUICHI (JPN) – GGP Final No.1 (7)
6. Tamyra MENSAH (USA) – Yarygin GP No.1 (8)
7. Koumba LARROQUE (FRA) – Klippan Open No.1 (15@63)
8. Enas AHMED (EGY) – Rio OG No.5 (5)
9. Dorothy YEATS (CAN) – Rio OG No.5 (6)
10. OCHIRBAT Nasanburmaa (MGL) – Yarygin GP No.2 (11)
11. Elis MANOLOVA (AZE) – Yarygin GP No.3 (13)
12. Buse TOSUN (TUR) – World University No.1 (10)
13. Anastasia BRATCHIKOVA (RUS) – Klippan Open No.3 (nr)
14. Aline FOCKEN (GER) – German GP No.1 (9)
15. Alina MAKHINYA (UKR) – Europe No.3 (14)
16. SHARKUU Tumentsetseg (MGL) – Yarygin GP No.3 (15)
17. Khanum VELIEVA (RUS) – Sirakov-Iliev Int’l No.1 (20)
18. Signe Marie STORE (NOR) – Paris GP No.2 (17)
19. Olivia DIBACCO (CAN) – Schultz Memorial No.1
20. Ilana KRATYSH (ISR) – Paris GP No.3 (16)

75kg – Epp MAE (EST) and Alena STARODUBTSEVA (RUS), runners-up at events in January, both grabbed bronze medals at the Klippan Open to climb to No.7 and No.12 in the rankings, respectively.

1. Erica WIEBE (CAN) – Rio OG No.1 (1)
2. Guzel MANYUROVA (KAZ) – Rio OG No.2 (2)
3. ZHANG Fengliu (CHN) – Rio OG No.3 (3)
4. Justina DISTACIO (CAN) – Klippan Open No.1 (10)
5. Ekaterina BUKINA (RUS) – Rio OG No.3 (4)
6. Vasilisa MARZALIUK (BLR) – Rio OG No.5 (5)
7. Epp MAE (EST) – Paris GP No.2 (12)
8. Cynthia VESCAN (FRA) – Paris GP No.1 (11)
9. Laure ALI ANNABEL (CMR) – Rio OG No.5 (6)
10. Aline FERREIRA (BRA) – World Military No.1 (8)
11. Yasemin ADAR (TUR) – Europe No.1 (9)
12. Alena STARODUBTSEVA (RUS) – Yarygin GP No.2 (17)
13. Elena PEREPELKINA (RUS) – GGP Final No.3 (16)
14. Zsanett NEMETH (HUN) – Paris GP No.3 (13)
15. Andrea OLAYA GUITIERREZ (COL) – Poland Open No.2 (14)
16. Alla CHERKASOVA (UKR) – Europe No. 3 (15)
17. QIANDEGENCHAGAN Qiandegenchagan (CHN) - GGP Final No.1 (18)
18. GANOCHIR Urtnasar (MGL) - Yarygin GP No.1 (19)
19. Kristina SHUMOVA (RUS) – Sirakov-Iliev Int’l No.1 (nr)
20. PALIHA Paliha (CHN) – Cerro Pelado Int’l No.1 (nr)