Japon

Avec le retour des lycéens sur les tapis, le Japon organise son premier tournoi national depuis février

By Ken Marantz

NIIGATA, Japon -- Seuls perçaient, stridents, les coups de sifflet des arbitres, soufflés derrière des visières de protections en plastique. A part les cris des entraîneurs aux quatres coins de la salle, les seuls encouragements audibles montaient, étouffés par les indispensables masques, des stands des coéquipiers des lutteurs.

Le Japon s'est encore rapproché d'un pas vers la normalité en cette époque de pandémie en tenant, de façon prudente et optimiste, son premier tournoi national depuis février dernier, la Coupe Kazama ou championnat national des collèges sur invitation, du 9 au 11 octobre.

Les protocoles de prévention sanitaire étaient fermement maintenus pour l'arrivée des plus de 300 collégiens de seconde et troisième années dans la ville portuaire de Niigata pour un tournoi initialement programmé au mois de mars -- et pour un temps simplement annulé.

Mais il y a moins d'un mois, les restrictions sur le sport et les événements de grande ampleur ont commencé à être levées, et la fédération de lutte située dans la préfecture de Niigata a relevé le défi d'accueillir ce qui se rapproche d'un modèle pour les tournois dans le futur proche.

A referee wearing a face shield keeps an eye on the action. (Japan Wrestling Federation photo)Un arbitre masqué observe l'action (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"J'ai l'impression que l'attente est finalement terminée,' dit Yoshihiko HARA, vice-président du comité organisateur du tournoi, pouvant enfin contempler l'événement en cours sous ses yeux et comprenant des compétitions par équipes séparées et des combats individuels.

"Nous avons besoin d'un mois pour nous préparer, mais le tournoi a été repoussé d'une semaine encore et nous avons dû attendre la décision jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois semaines. La préfecture de Niigata a grandement allégé les restrictions et nous avons pu accueillir la compétition."

La Coupe Kazama est l'un des trois tournois de la 'triple couronne' des garçons, avec l'Intercollège et les Jeux Nationaux (Kokutai). Ces deux derniers annulés pour de bon, les officiels de la lutte nationale souhaitaient donner aux seniors sortants un objectif final.

"Pour les élèves de troisième, c'est le dernier tournoi," déclare le Vice-Président de la Fédération japonaise de lutte Hideaki TOMIYAMA. "Avec l'annulation de l'Intercollège et des Kokutai, ils n'avaient plus rien. C'est bien qu'ils en aient un."

Tomiyama a repoussé la suggestion que la Fédération n'aille un peu trop vite en besogne en mettant la pression pour organiser la compétition.

Everyone entering the facility had their temperature automatically taken. (Japan Wrestling Federation photo)Chaque personne pénétrant sur les lieux voyait sa température prise (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"Voyant ce qui se passait dans les autres sports, les sports professionnels ont graduellement permis le retour des spectateurs," dit-il, se référant aux principaux sports professionnels japonais, le sumo, le basket et le football. "Il faut tout d'abord avancer. Tant que vous vous préparez minutieusement en prenant des contre-mesures fermes, cela peut-être fait."

Un précédent avait été établi le mois dernier, en quelque sorte, par l'accueil par la préfecture de Niigata du championnat national universitaire d'athlétisme.

"Avant cela, il y a eu une rencontre nationale universitaire d'athlétisme où les restrictions étaient très sévères," dit Hara, natif de Niigata, ancien quintuple champion du Japon de lutte libre et deux fois athlète olympique. "Les athlètes et les entraîneurs n'avaient pas le droit de quitter leur hôtel et devaient prendre un engagement écrit. 1'300 athlètes étaient présents."

Dissiper les craintes locales
Tandis que la ville de Niigata, située sur la côte de la Mer du Japon à environ 250 km au nord-ouest de Tokyo, a une population de 810,000 habitants, la préfecture éponyme dans laquelle elle se trouve demeure un mélange de régions rurales et montagneuses.

La préfecture a échappé au gros de l'épidémie -- il y a eu moins de 200 cas enregistrés et aucun décès à déplorer. C'est l'opposé de ce qui s'est passé à Tokyo, qui a continuellement enregistré de 100 à 200 cas par jour et recense environ le quart des 1,670 décès relevés au Japon. Les habitants locaux sont donc constamment inquiets que des personnes de l'extérieur puissent transmettre la maladie.

"Nous sommes loin de Tokyo et il y a eu beaucoup de plaintes au sujet de la tenue du tournoi," dit Hara. '''Pourquoi organiser un événement national ? Pourquoi les gens de Tokyo viennent-ils ici?' Il y a toujours une 'allergie' aux événements sportifs."

A wrestler bows to his opponent's corner after his match instead of shaking hands. (Japan Wrestling Federation photo)Un lutteur s'incline face au carré de ses adversaires après son combat au lieu qu'ils se serrent la main (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Au contraire des autres sports individuels tels que l'athlétisme, le tennis ou le golf, la lutte et les autres sports de contact se trouvent dans une situation bien plus compliquée losqu'il s'agit de contrecarrer le développement d'une infection. Ceci était vrai avant l'arrivée du coronavirus et l'est plus encore aujourd'hui.

Dans ces conditions, d'autres sports de contact, ainsi que les médias, étaient très intéressés par la manière dont la lutte gérerait la Coupe Kazama. Hara a pu constater que trois officiels nationaux de la boxe étaient venus en observateurs.

"C'est le premier tournoi national d'un sport de contact," dit-il. "Le rugby est annulé. Le judo aussi. Nous organisons le premier événement collégien à une échelle nationale, alors ça fait les gros titres. Les demandes d'interviews ne sont pas adressées à nous qui sommes impliqués dans la lutte, mais au médecin du site et aux volontaires prenant la température à l'entrée. Malgré tout, nous sommes contents."

Les règles étaient strictes et exclusives. Seuls les lutteurs, les entraîneurs et les officiels du tournoi avaient le droit d'être présents sur le site, le Centre général des sports Higashi, ce qui signifiait pas de membres de la famille, d'amis ou d'autres spectateurs. Comme la préparation des équipes était limitée, il avait été recommandé aux lutteurs de ne pas perdre de poids de façon excessive et une tolérance de 2 kilos adoptée.

Toute personne pénétrant dans l'arène devait soumettre un formulaire relevant sa température quotidienne des 14 derniers jours. Au pupitre de réception, des caméras infrarouges étaient installées pour prendre à nouveau la température des entrants. A l'intérieur tous, sauf les lutteurs en combat sur les quatre tapis, devaient porter un masque à tout moment.

L'accès à la salle d'échauffement était limité pour éviter tout attroupement. "Le plus gros problème fut de faire maintenir les distances sociales aux personnes présentes là-bas," dit Hara. Les arbitres sur les tapis portaient des protections faciales et, après chaque combat, les lutteurs s'inclinaient face à l'entraîneur de l'adversaire au lieu de la poignée de mains habituelle.

"Il faut prudemment gérer la zone de réception," commente Tomiyama. "Si vous faites cela, il n'y a pas vraiment de problème. Sans spectateur, nous pouvons vérifier toute personne qui vient ici."

Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) battles Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) in the 92kg final. (Japan Wrestling Federation photo)Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) aux prises avec Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) en final des 92kg (Photo : Fédération japonaise de lutte).

L'empreinte finale de la Mongolie
Le tournoi prévoyait 48 entrées dans la compétition par équipe et dans chacune des huit catégories de poids individuelles, sélectionnées des neuf régions japonaises et de Niigata. Le nombre d'allocations par région allait de huit pour Kanto (qui comprend Tokyo) et Kyushu à une pour Hokkaido. Le tirage réalisé en mars fut utilisé comme tel, il y eu donc de cinq à 10 absents par division.

Les festivités furent lancées par la compétition par équipe, tenue le premier jour et la matinée du second, dans un style de duels en knockout entre des groupes de sept lutteurs.

Le collège de la préfecture de Chiba, de l'Université japonaise des sciences sportives Kashiwa, a décroché son quatrième titre d'affilée en vainquant Saitama Sakae par 5-2 en finale. NSSU Kashiwa a atteint la finale en se défaisant d'une autre école de la préfecture de Saitama, Hanasaki Tokuharu, par 4-3 en demi-finale.

Le Mongolien Tuvaadorj BUKHCHULUUN a offert la victoire décisive en demi-finale des 125kg sur Hanasaki Tokuharu, pour devenir le seul des trois lutteurs de NSSU Kashiwa à remporter une couronne individuelle en finale, l'or des 92kg.

Bukhchuluun a aligné 4 victoires par supériorité technique sans concéder un seul point, avant d'écraser Kyo KITAWAKI, de l'Ecole Technique Nirasaki, préfecture de Yamanashi, par 6-0 en finale.

Pour Bukhchuluun, cette victoire ne marque pas seulement la fin de sa carrière de collégien, mais de sa carrière d'athlète de lutte libre aussi. Il déclare qu'il rejoindra l'équipe sumo de l'Université japonaise des sciences sportives l'année prochaine, son premier pas vers une carrière dans cette discipline, dominé ces dernières années par la Mongolie.

Bukhchuluun, qui parle un japonais de conversation, dit que ce changement est la réalisation d'une promesse faite à son père avant son décès en 2018. "Je voulais lutter à l'université, mais il voulais que je rejoigne les sumos," dit-il.

Bukhchuluun n'a débuté la lutte qu'en 2016, remportant le championnat junior des lycéens de Mongolie l'année suivante. Ceci attira l'attention de l'ancien yokozuna (grand champion) sumo Asashoryu, qui aida le jeune homme à entrer la NSSU Kashiwa comme étudiant étranger.

L'année dernière, Bukhchuluun a remporté le titre des 92kg de l'Intercollège et des Kokutai, vainquant les deux fois Atsushi Miura du Collège Amino, préfecture de Kyoto, en finale. C'était une revanche sur la défaite encaissée face à Miura en finale de la Kazama. Cette année, tous deux ont terminé victorieux, car Miura est passé en 125kg et a obtenu l'or pour son second titre.

Une différence de taille pour Bukhchuluun, qui se prépare à une carrière dans le sumo, est qu'il ne s'agira plus seulement d'atteindre un certain poids (bien qu'avec un poids naturel de 83kg, ce n'était pas vraiment un sujet inquiétude). Il lui faudra maintenant s'épaissir dans un sport où 100kg sont considérés comme un poids léger. "Je dois grossir pour gagner," dit-il.

Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), the son of an Olympic medalist, had to settle for the silver after a loss in the 55kg final to Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen).  (Japan Wrestling Federation photo)Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), fils d'un médaillé olympique, a dû se contenter de l'argent, vaincu en finale des 55kg par Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen) (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Des liens familiaux peu concluants
Les autres finales offraient une poignée de noms que les fans de luttent peuvent reconnaître, même si leurs propriétaires ont finalement obtenu des résultats mitigés.

Kaisei TANABE, de la NSSU Kashiwa, fils du médaillé olympique de bronze des JO d'Athènes de 2004 Chikara TANABE, a dû se contenter d'une médaille d'argent pour la deuxième année d'affilée, vaincu 4-2 en finale des 55kg par Kento YUMIYA du Inabe Sogo Gakuen de la préfecture de Mia.

Yumiya, champion des Kokutai, marche dans les pas de son grand frère Hayato, champion des 55kg en 2019, où il avait obtenu une sortie de tapis à 25 secondes de la fin alors que Tanabe menait 2-2 sur critères.

"La dernière partie de mes combats est mon point le plus faible," dit Tanabe. "Je dois y remédier pour le prochain tournoi."

Pour Tanabe, vaincu en finale des 51kg l'année dernière, ce combat était son onzième en trois jours, rencontres par équipe et combats individuels combinés.

"C'était dur, mais en venant au tournoi je voulais gagner les titres par équipe et le titre individuel aussi. Jusqu'à la demi-finale, j'étais bien," dit-il, ajoutant qu'il se sentait adéquatement préparé.

L'année prochaine, Tanabe rejoindra sa soeur aînée Yumeka TANABE, la championne du monde 2019 des U23 en 59kg, à l'Université japonaise des sciences sportives, où leur père est entraîneur. Son père aurait normalement été à ses côtés à Niigata si les restrictions ne l'en avait pas empêché.

"Il me donnait des conseils par téléphone," dit Kaisei. "C'était suffisant."

En finale des 51kg, Taiga ONISHI, de l'Ecole Technique de la préfecture de Saga, a décroché une victoire par supériorité technique 11-1 sur Akito MUKAIDA du Hanasaki Tokuharu, le plus jeune frère de la double championne du monde de lutte féminine Mayu MUKAIDA.

C'est le second titre majeur d'Onishi, vainqueur l'année passée du titre de lutte gréco-romaine des 55kg aux Kokutai.

The eight gold medalists gather for a group photo.  (Japan Wrestling Federation photo)Les huit médaillés d'or réunis pour une photo de groupe (Photo : Fédération japonaise de lutte)​​​​​​​

Entre-temps, Iori KOSHIBA, de l'Ecole Technique Tosu, fils du médaillé d'argent des Jeux d'Asie de 1998 Kenji KOSHIBA, a décroché son premier titre majeur grâce à une victoire par supériorité technique 10-0 sur Taishin YAMAJI de la Wakayama Kita en finale des 71kg.

Les lutteurs de Saitama Sakae ont ramené à la maison deux des trois autres médailles d'or en jeu, avec Kenji OGINO remportant les 60kg et Fumiya IGARASHI les 80kg. Ryosuke KERA, de la Hanasaki Tokuharu, a triomphé en 65kg.

Pour une photo d'époque, les huit meilleurs lutteurs de chaque catégorie de poids ont reçu leurs prix (médaille pour les quatre meilleurs, certificats pour les cinquièmes places) en portant leurs masques, qu'ils ont conservés pour la photo officielle. Les huit champions les ont ensuite enlevés pour une photo de groupe.

Bien que le tournoi a semblé s'être déroulé sans anicroche majeur, les officiels ont bien conscience qu'ils ne sont pas encore sortis d'affaire étant donné le temps qu'il faut pour que les potentiels symptômes d'infection soient détectés.

"Je ne crois pas que je vais pouvoir dormir les deux semaines suivant la fin du tournoi," a déclaré un officiel sur le site de la fédération avant la compétition. "Je serai inquiet que quelqu'un soit testé positif."

Le Canada remporte le titre de meilleure équipe en lutte féminine aux Championnats Pan American

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Samedi, aux Championnats Pan American, la compétition a été rude : 16 champions ont été nommés en lutte libre et en lutte féminine.

Le programme a été légèrement modifié et les deux styles ont lieu en même temps au Pan American Judo Center. L'arène a du être évacuée vendredi pour cause d'incendie durant les premiers rounds de qualification de lutte gréco-romaine. Une fois que le bâtiment était sécurisé, les officiels d'United World Wrestling ont décidé que la compétition de lutte gréco-romaine aurait lieu samedi matin, et que la compétition de lutte libre suivrait.

Cuba, qui domine d'habitude la compétition de lutte gréco-romaine, a vu son équipe réduite ce week end, deux champions olympiques et un No. 1 mondial étant absents. Mais cela n'a pas empêche le pays de montrer sa force aux nations Pan American.

Le No. 1 mondial Ismail BORRERO MOLINA (CUB), champion olympique en titre à 59 kg, devait participer au tournoi mais a échoué à la pesée jeudi. Le triple champion olympique Mijain LOPEZ NUNEZ (CUB), également No. 1 mondial, ne s'est pas inscrit. A la tête de l'équipe cubaine se trouvait le médaillé d'argent olympique de 2016 Yasmany Daniel LUGO CABRERA (CUB). Il est l'un des quatre champions de Cuba. Lugo Cabrera a gagné à 98 kg, battant le médaillé de bronze des championnats du monde junior et No. 18 mondial G’Angelo HANCOCK (USA) 5-3 en demi-finales.

A 130 kg, Oscar PINO HANDS (CUB) a battu le médaillé olympique de 2016 et No. 20 mondial Robert SMITH (USA) 4-2.

Les autres champions de Cuba étaient le No. 12 mondial Miguel MARTINEZ PALACIOS, qui a gagné son quatrième titre consécutif des Pan Am à 66kg, et Yurisandy HERNANDEZ RIOS (CUB) à 75kg.

Bien que Cuba compte quatre champion individuels, ce sont les Etats-Unis qui ont remporté le titre de meilleure équipe de lutte gréco-romaine avec trois médailles d'or et deux médailles de bronze.

 

Le double médaillé olympique Benjamin PROVISOR (USA) a battu le champion du Cerro Pelado International Daniel GREGORICH HECHAVARRIA sur critères, 2-2, en finale à 85 kg. Les autres médaillés d'or des USA sont Patrick SMITH (USA) à 71kg et Cheney HAIGHT (USA) à 80kg.

Le champion des Jeux Pan American 2015 Andres Roberto MONTANO ARROYA (ECU) était au sommet de sa forme ce week end. Il a battu Jancel Miguel PIMENTEL GONZALEZ (DOM) 4-2 en finale à 59 kg.

Chez les femmes, ce sont les Etats-Unis et le Canada qui se sont disputés le titre de meilleure équipe. Le Canada a remporté le titre grâce à cinq médaillées d'or. Les USA comptaient 3 championnes.

La championne Justina DISTASIO (CAN) a gagné le titre à 75 kg, catégorie ou étaient présentes trois lutteuses qui figurent au classement mondial. Distasio, qui est No. 4 mondiale, a remporté quatre matchs dans la journée pour gagner l'or. Elle a notamment dominé la No. 11 mondiale Aline DA SILVA FERREIRA (BRA) 7-0 et la No. 18 mondiale Andrea Carolina OLAYA GUTIERREZ (COL) 1-0.

La triple médaillée mondiale Jessica MACDONALD (CAN) a battu la No. 13 mondiale Carolina CASTILLO HIDALGO (COL) en finale à 53 kg, 5-4.

Les No. 7 mondiales Michelle FAZZARI (CAN), Braxton STONE (CAN) et Olivia DI BACCO (CAN) ont remporté l'or pour le Canada à 58 kg, 63 kg et 69 kg.

La médaillée d'argent des championnats du monde Allison RAGAN (USA) a gagné deux fois par supériorité technique avant de remporter le titre à 60 kg. La No. 8 mondiale Victoria ANTHONY (USA) a gagné ses trois matchs à 48 kg par supériorité technique. La No. 19 mondiale Becka LEATHERS (USA)  a remporté son premier titre senior des Pan American à 55 kg grâce à quatre victoires.

Les championnats Pan American reprennent dimanche à 10h du matin, heure locale, avec la lutte libre. Les finales commenceront à 17h heure locale.

Résultats de lutte gréco-romaine

59kg (9 inscriptions)

Or – Andres Roberto MONTANO ARROYO (ECU) df. Jancel Miguel PIMENTEL GONZALEZ (DOM), 4-2 
Bronze – Dicther Hans TORO CASTANEDA (COL) df. Ryan Robert MANGO (USA), 10-8 
Bronze – Jose Luis MAGALLANES DURAND (PER) df. Pedro Jesus MEJIAS RODRIGUEZ (VEN) by Injury Default, 0-0

Demi-finale – Andres Roberto MONTANO ARROYO (ECU) df. Dicther Hans TORO CASTANEDA (COL) par SP, 8-0
Demi-finale – Jancel Miguel PIMENTEL GONZALEZ (DOM) df. Jose Luis MAGALLANES DURAND (PER) par SP, 8-0

66kg (8 inscriptions)
Or – Miguel MARTINEZ PALACIO (CUB) df. Joilson DE BRITO RAMOS JUNIOR (BRA) par SP, 8-0
Bronze – Wuileixis de Jesus RIVAS ESPINOZA (VEN) df. Jair Alexis CUERO MUNOZ (COL) par tombé, 12-0
Bronze – Jose Jelmar SANCHEZ BETANCOURT (ECU) df. Gorge Nickford GONZALES BATIS (HON) par SP, 8-0

Demi-finale – Miguel MARTINEZ PALACIO (CUB) df. Jair Alexis CUERO MUNOZ (COL), 6-0
Demi-finale – Joilson DE BRITO RAMOS JUNIOR (BRA) df. Gorge Nickford GONZALES BATIS (HON) par SP, 10-1

71kg (6 inscriptions)
Or – Patrick Harrison SMITH (USA) df. Luis Alfredo DE LEON (DOM) par SP, 9-0
Bronze – Francisco Albano BARRIO (ARG) df. Kenedy Anderson MORAES PEDROSA (BRA), 5-2

Demi-finale – Luis Alfredo DE LEON (DOM) df. Kenedy Anderson MORAES PEDROSA (BRA), 6-5
Demi-finale – Patrick Harrison SMITH (USA) df. Fernando VICENTE GOMEZ (MEX) par SP, 8-0

75kg (9 inscriptions)
Or – Yurisandy HERNANDEZ RIOS (CUB) df. Juan Angel ESCOBAR (MEX), 8-3
Bronze – Luis Eduardo AVENDANO ROJAS (VEN) df. Carlos Andres VALOR DOMINGUEZ (COL) par tombé, 7-4
Bronze – Angelo Rafael MARQUES MOREIRA (BRA) df. Carlos Alberto ADAMES PALMER (DOM) par SP, 8-0

Demi-finale – Yurisandy HERNANDEZ RIOS (CUB) df. Carlos Andres VALOR DOMINGUEZ (COL), 4-3
Demi-finale – Juan Angel ESCOBAR (MEX) df. Carlos Alberto ADAMES PALMER (DOM) par SP, 9-0

80kg (6 inscriptions)
Or – Cheney Isaac HAIGHT (USA) df. Johan Antonio BATISTA (DOM) par SP, 8-0
Bronze – Daniel VICENTE GOMEZ (MEX) df. Cristian MOVA ROCA (BOL) par SP, 9-0

Demi-finale – Johan Antonio BATISTA (DOM) df. Daniel VICENTE GOMEZ (MEX) par SP, 8-0
Demi-finale – Cheney Isaac HAIGHT (USA) df. Enrique Javier CUERO ORTIZ (ECU) par SP, 8-0

85kg (9 inscriptions)
Or – Benjamin Errol PROVISOR (USA) df. Daniel GREGORICH HECHAVARRIA (CUB), 2-2
Bronze – Carlos Andres MUNOZ JARAMILLO (COL) df. Jose Antonio MORENO BUSTOS (CHI), 4-2
Bronze – Alfonso Antonio LEYVA YEPEZ (MEX) df. Yorgen Jose COVA PULIDO (VEN), 2-1

Demi-finale – Benjamin Errol PROVISOR (USA) df. Carlos Andres MUNOZ JARAMILLO (COL) par SP, 8-0
Demi-finale – Daniel GREGORICH HECHAVARRIA (CUB) df. Yorgen Jose COVA PULIDO (VEN), 5-1

98kg (9 inscriptions)
Or – Yasmany Daniel LUGO CABRERA (CUB) df. Luillys Jose PEREZ MORA (VEN), 7-3
Bronze – Davi Jose ALBINO (BRA) df. Lester Josue ENRIQUEZ CALDERON (GUA) par SP, 8-0
Bronze – Tracy G' Angelo HANCOCK (USA) df. Thomas Rahontsiiosta BARREIRO (CAN) par SP, 8-0

Demi-finale – Luillys Jose PEREZ MORA (VEN) df. Davi Jose ALBINO (BRA) par SP, 10-2
Demi-finale – Yasmany Daniel LUGO CABRERA (CUB) df. Tracy G'Angelo HANCOCK (USA), 5-3

130kg (8 inscriptions)
Or – Oscar PINO HINDS (CUB) df. Yasmani ACOSTA FERNANDEZ (CHI) by Injury Default, 0-0
Bronze – Robert Timothy David SMITH (USA) df. Josue Malaquia ENCARNACION OVANDO (DOM) par SP, 9-0
Bronze – Erwin Jose CARABALLO CABRERA (VEN) df. Luciano DEL RIO (ARG), 5-3

Demi-finale – Oscar PINO HINDS (CUB) df. Josue Malaquia ENCARNACION OVANDO (DOM) par SP, 9-0
Demi-finale – Yasmani ACOSTA FERNANDEZ (CHI) df. Erwin Jose CARABALLO CABRERA (VEN) par tombé, 6-0

Lutte féminine

48kg (7 inscriptions)

Or – Victoria Lacey ANTHONY (USA) df. Thalia Jihann MALLQUI PECHE (PER) par SP, 10-2
Bronze – Patricia Alejandra BERMUDEZ (ARG) df. Mariana DIAZ MUNOZ (MEX) par tombé, 8-4
Bronze – Caroline SOARES MELO (BRA) df. Dubraika Alessa RODRIGUEZ CRIOLLO (VEN), 10-8

Demi-finale – Thalia Jihann MALLQUI PECHE (PER) df. Patricia Alejandra BERMUDEZ (ARG), 5-4
Demi-finale – Victoria Lacey ANTHONY (USA) df. Dubraika Alessa RODRIGUEZ CRIOLLO (VEN) par SP, 10-0

53kg (10 inscriptions)
Or – Jessica Anne Marie MACDONALD (CAN) df. Carolina CASTILLO HIDALGO (COL), 5-4
Bronze – Laura Gabriela PEREDO TORRES (MEX) df. Evelin del Carmen SOSA (ARG) par SP, 15-4
Bronze – Luisa Elizabeth VALVERDE MELENDRES (ECU) df. Giullia RODRIGUES PENALBER DE OLIVEIRA (BRA), 8-4

Demi-finale – Jessica Anne Marie MACDONALD (CAN) df. Laura Gabriela PEREDO TORRES (MEX) par SP, 10-0
Demi-finale – Carolina CASTILLO HIDALGO (COL) df. Luisa Elizabeth VALVERDE MELENDRES (ECU), 6-4

55kg (5 inscriptions)
Round 1 – Becka Anne LEATHERS (USA) df. Andribeth RIVERA BELLIARD (PUR) par tombé, 13-5
Round 1 – Brianne Marie BARRY (CAN) df. Brenda Esmeralda Isay FERNANDEZ SALAZAR (MEX), 8-0

Round 2 – Brianne Marie BARRY (CAN) df. Andribeth RIVERA BELLIARD (PUR) par tombé, 13-6
Round 2 – Brenda Esmeralda Isay FERNANDEZ SALAZAR (MEX) df. Mayara Amalia GRACIANO (BRA) par SP, 10-0

Round 3 – Brianne Marie BARRY (CAN) df. Mayara Amalia GRACIANO (BRA), 6-0
Round 3 – Becka Anne LEATHERS (USA) df. Brenda Esmeralda Isay FERNANDEZ SALAZAR (MEX), 10-2

Round 4 – Becka Anne LEATHERS (USA) df. Mayara Amalia GRACIANO (BRA) par SP, 10-0 
Round 4 – Andribeth RIVERA BELLIARD (PUR) df. Brenda Esmeralda Isay FERNANDEZ SALAZAR (MEX) par tombé, 4-0  

Round 5 – Andribeth RIVERA BELLIARD (PUR) df. Mayara Amalia GRACIANO (BRA), 8-4
Round 5 – Becka Anne LEATHERS (USA) df. Brianne Marie BARRY (CAN), 4-4

58kg (7 inscriptions)
Or – Michelle Christina FAZZARI (CAN) df. Yessica Coraima OVIEDO PEREZ (DOM) par tombé, 5-0
Bronze – Aguis Del Carmen RIVAS GONZALEZ (VEN) df. Fatima del Rosario CRISANTO AYIL (MEX), 6-2

Demi-finale – Yessica Coraima OVIEDO PEREZ (DOM) df. Aguis Del Carmen RIVAS GONZALEZ (VEN) par tombé, 4-0
Demi-finale – Michelle Christina FAZZARI (CAN) df. Kayla Colleen Kiyoko MIRACLE (USA), 6-1

60kg (4 inscriptions)
Round 1 – Nes Marie RODRIGUEZ TIRADO (PUR) df. Andria PIMENTEL DE SOUZA (BRA) par tombé, 4-2
Round 1 – Allison Mackenzie RAGAN (USA) df. Laurence BEAUREGARD (CAN) par SP, 10-0

Round 2 – Nes Marie RODRIGUEZ TIRADO (PUR) df. Laurence BEAUREGARD (CAN), 6-1  
Round 2 – Allison Mackenzie RAGAN (USA) df. Andria PIMENTEL DE SOUZA (BRA) par tombé, 6-0

Round 3 – Laurence BEAUREGARD (CAN) df. Andria PIMENTEL DE SOUZA (BRA), 4-1
Round 3 – Allison Mackenzie RAGAN (USA) df. Nes Marie RODRIGUEZ TIRADO (PUR) par SP, 12-2

63kg (7 inscriptions)
Or – Braxton Rei STONE (CAN) df. Yanet Ursula SOVERO NINO (PER), 3-3
Bronze – Nathaly Josefina GRIMAN HERRERA (VEN) df. Mallory Maxine VELTE (USA), 6-6

Demi-finale – Braxton Rei STONE (CAN) df. Mallory Maxine VELTE (USA), 8-0
Demi-finale – Yanet Ursula SOVERO NINO (PER) df. Yaquelin ESTORNELL ELIZASTIGUE (CUB), 4-2

69kg (7 inscriptions)
Or – Olivia Grace DI BACCO (CAN) df. Dailane GOMES DOS REIS (BRA) par SP, 10-0
Bronze – Maria Jose ACOSTA ACOSTA (VEN) df. Mildrey Tatiana MURILLO LONDONO (COL) par SP, 12-1

Demi-finale – Dailane GOMES DOS REIS (BRA) df. Maria Jose ACOSTA ACOSTA (VEN), 8-8
Demi-finale – Olivia Grace DI BACCO (CAN) df. Forrest Ann MOLINARI (USA), 12-3

75 kg (5 inscriptions)
Round 1 – Justina Renay DI STASIO (CAN) df. Aline DA SILVA FERREIRA (BRA), 7-0
Round 1 – Andrea Carolina OLAYA GUTIERREZ (COL) df. Victoria Christine FRANCIS (USA), 8-4

Round 2 – Aline DA SILVA FERREIRA (BRA) df. Andrea Carolina OLAYA GUTIERREZ (COL), 3-0
Round 2 – Victoria Christine FRANCIS (USA) df. Soleymi Antonieta CARABALLO HERNANDEZ (VEN) par tombé, 11-9

Round 3 – Andrea Carolina OLAYA GUTIERREZ (COL) df. Soleymi Antonieta CARABALLO HERNANDEZ (VEN) par SP, 10-0
Round 3 – Justina Renay DI STASIO (CAN) df. Victoria Christine FRANCIS (USA), 5-1

Round 4 – Justina Renay DI STASIO (CAN) df. Soleymi Antonieta CARABALLO HERNANDEZ (VEN) par SP, 10-0
Round 4 – Aline DA SILVA FERREIRA (BRA) df. Victoria Christine FRANCIS (USA) par SP, 10-0

Round 5 – Aline DA SILVA FERREIRA (BRA) df. Soleymi Antonieta CARABALLO HERNANDEZ (VEN), 3-2
Round 5 – Justina Renay DI STASIO (CAN) df. Andrea Carolina OLAYA GUTIERREZ (COL), 1-0